Archives pour la catégorie Méditation

Méditation : la beauté du mental !

Qu’est-ce que méditer ? Est-ce forcément faire le vide en soi ? Est-ce qu’il faut vraiment « ne pas penser » ?

Il circule souvent l’idée selon laquelle le mental est mauvais et que méditer c’est ne pas penser, qu’il faut chasser son mental. Il y a une part de vérité dans ces indications, c’est une étape vers la maitrise du mental, mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain en ne voulant plus du tout penser ! En effet, l’acte de penser c’est une source de merveilles dans la pratique intérieure. Elle est telle une échelle pour s’élever intérieurement. S’en priver est tellement dommage !

Le mental est-il notre ennemi ?

Certes quand on dit qu’il faut chasser le mental, cela veut dire qu’il faut en fait chasser le petit mental matérialiste et égoïste (égotique). Cela veut aussi dire que pour être maitre de soi, il faut apprendre à maitriser ses pensées. Il est vrai que pour tout débutant qui ferme les yeux, les pensées vont dans tous les sens. C’est assez désagréable car on a l’impression de se faire mener par le bout du nez ! D’ailleurs les Bouddhistes comparent le mental à un petit singe qui court dans tous les sens.

Mais le fait que ce soit difficile ne veut pas forcément dire qu’il ne faille plus penser ou que les pensées soient mauvaises en soi ! Ces idées viennent sans doute de la peur et de l’insécurité que ce manque de maitrise engendre. Nous sommes dans une société où il faut tellement « assurer » et que tout soit sous contrôle… que, ne pas arriver à contrôler ses propres pensées (ce qui n’a rien à voir avec l’intelligence !)… est signe de faiblesse ?!

Pourtant il est nécessaire et vital à notre époque où les influences extérieures n’ont jamais été aussi puissantes. Imaginez : si un être n’arrive pas à maitriser ses pensées rien qu’en fermant les yeux, alors qu’en est-il quand il est dans sa vie de tous les jours ? Maitrise-il ses pensées et ses idées lorsqu’il est passif devant la télé, les pubs, devant internet, avec son entourage etc… ? C’est du simple bon sens !

Alors pensez-vous que s’abstenir de maitriser son mental et de penser par soi-même soit raisonnable ? Pensez-vous vraiment que ce soit une preuve d’évolution pour l’être humain d’aujourd’hui ?

Le corps mental

Dans le domaine des connaissances de l’esprit humain (chez les auteurs comme Rudolf Steiner, Mère et Sri Aurobindo, Peter Denov, Céline & Pierre Lassalle), il est bien connu que la pensée est liée au « corps mental ». Si vous vous intéressez aux corps subtils, vous savez que l’humain est constitué d’un corps physique, éthérique (ou énergétique), sentimental (émotions) et mental. Tous ces corps sont interreliés et ils font partis de l’individu. Il serait illusoire de vouloir rejeter son corps physique, ne plus avoir d’émotions… il l’est tout autant pour le corps mental !

En ce moment on voit partout des jeux ludiques pour apprendre à gérer ses émotions. Mais cela est aussi possible pour le mental ! A quand des jeux ludiques pour embellir nos pensées, faire de la poésie, cultiver le respect, l’élévation vers des idéaux (n’est-ce pas ce que faisaient les grecs en philosophant !)? Nous admettons volontiers que les émotions nous rendent vivants car elles nous offrent un ressenti, mais les pensées aussi le peuvent et de manière beaucoup plus profonde !

C’est lui qui tire l’être vers le haut vers des ressentis qui nous rapprochent davantage de notre esprit, de notre âme… Oui le mental est un corps qui peut être transformé (différents niveaux de pensées sont possible !), purifiée, embellie et s’élever jusqu’à devenir un temple sacré : un palais mental pour y accueillir notre Être. Et ce palais de merveilles ne peut que se remplir d’amour…

Penser est une grande clé pour ouvrir son cœur et vivre l’amour !

Méditer ou cultiver des fleurs de pensées

Je vais vous partager une expérience : alors que je méditais sur ce qu’était la méditation pour moi, il m’est venu tel un éclair l’image d’une dame dont les belles pensées méditatives étaient des fleurs (des éclosions !). Associé à cette image il m’est venu cette phrase : méditer c’est cultiver des fleurs de pensées !

Méditer c’est créer des fleurs de pensées…

J’aime cette image car elle montre que méditer c’est s’embellir de l’intérieur ! Avec l’entrainement cela peut devenir un processus de créativité très stimulant car en allant en soi nous pouvons puiser toutes nos solutions possibles et originales pour créer la vie qui nous tient à cœur.

Je peux vous assurer que dans cet état d’esprit votre mental ne devient plus un ennemi à combattre mais votre plus fidèle amie ! Et si l’acte de penser, devenait votre meilleure Amie ?! Je vous souhaite de tout cœur de vivre ce bonheur…

Elisa, amoureuse de la pensée…

 

La méditation ou le sport de l’esprit

Le grand flou sur la méditation

Un peu de discernement s’impose car s’il y a une chose qui est peu développée dans le domaine méditatif, c’est le discernement. A lire sur internet ou dans des ouvrages, tout quasiment peut être qualifié de méditation.

On entend parfois des personnes dire qu’elles méditent au cours d’activités banales du quotidien, sous la douche ou en courant. Elles laissent aller leurs pensées sans avoir de démarche d’effort en particulier. Non, marcher en flânant dans la foret ou dans la rue, ce n’est pas forcément méditer. Il est possible bien sûr de méditer en situation avec de l’entrainement, mais l’individu lambda qui ne fait jamais aucun exercice intérieur et qui se vante de méditer comme ça d’un coup de baguette magique… Mmm, c’est louche !

Appelons un chat, un chat ! Si l’on compare la méditation au milieu sportif, c’est comme si vous vous qualifiez de sportif, alors que vous ne faite qu’utiliser votre capacité motrice : la marche. Ce serait ridicule !

Alors essayons de structurer les choses afin de chasser ce flou !

Réfléchir et se concentrer

En étant à l’intérieur de soi que peut-on y faire à part laisser aller ses pensées ? On peut réfléchir !  En général réfléchir demande effort intellectuel plus ou moins intense. La réflexion sur un livre que l’on a lu, un sujet, un problème. Cela est de la réflexion plus ou moins profonde associée à de la concentration. Ces notions de réflexion et de concentration, sont des outils de base pour méditer, mais l’on ne peut pas encore qualifier cela de méditation. En langage sportif, c’est comme si vous étiez en tenu de sport et doté d’un corps avec une condition physique entretenue.

Disons que vous utilisez des capacités cérébrales naturelles. Or méditer demande d’amener nos capacités de l’esprit plus loin que ce qui est naturel. Nous avons tous la capacité de méditer, mais cela demande un effort ! Tout comme nous avons tous la capacité de faire un 100m en 15 secondes, mais cela demande des efforts, de l’entrainement, des connaissances etc… Hé bien c’est la même chose dans la démarche intérieure !

Commencer une pratique méditative sérieuse, demande effort de l’esprit dirigé vers un but précis. Suite à une première phase d’entrainement et l’acquisition de connaissances, il  y a une notion de passage de seuil à l’intérieur de soi et l’accès à un niveau supérieur de son être. Le passage et l’accès à ce seuil demande des efforts de concentration intense… et ce n’est que le tout début. Ensuite l’aventure créatrice peut commencer !

L’effort méditatif

L’effort va consister à rester concentré et conscient dans ce niveau supérieur de son être, pour y être créateur. C’est-à-dire que dans cet espace hors du commun nous allons penser, réfléchir, se questionner. Mais les pensées et les questions qui vont émerger seront de toute autre nature que la simple réflexion profonde. En étant dans le plus haut niveau de soi, nous accédons à un état d’être et un état de penser autre que la pensée ordinaire. Nous avons un point de vue plus sage, plus profond, des prises de consciences. C’est comme si nous étions au cœur des choses, de son être et des pensées. L’effort méditatif nous rapproche de la source de notre sagesse intérieure. Cela ne trompe pas !

Le vécu méditatif

De ce dynamisme intérieur issu de notre concentration, nous allons ensuite nous ouvrir à des réponses, à nos réponses. Des réponses de l’univers, de notre âme, de notre voix intérieure, de nos mémoires cellulaires, de l’espace quantique inconnu et illimité… Peu importe le nom donné car elle est libre et varie selon notre culture spirituelle. L’idée dans la démarche méditative est ouverte, universelle et libre de tous dogmes.

Ce qui compte c’est l’expérience et tout ce qui favorise l’expérience.

En méditation nous appelons cela : l’expérience spirituelle. En sophrologie c’est la notion de Vivance. C’est l’émergence du vrai en soi, de la vie en soi.

Cette vie n’est mesurable par aucune expérience scientifique. Quand un vécu est sincère et profond, il nous paraîtrait ridicule de vouloir qu’il soit prouvé à l’aide d’électrode ! L’expérience est telle qu’elle est indéniable et indéfinissable par l’autre. Et son partage touche tellement l’autre, l’autre ressent tellement la sincérité et la vie du vécu dans l’instant, que l’idée de prouver quoi que ce soi est inutile.

La vie, le vécu est la preuve dans l’instant.

Vivre cela nous montre effectivement que cet état de conscience, de vie intérieure est totalement différent de la conscience ordinaire. J’expérimente que non, je ne suis pas dans le même état de conscience en étant dans le plus haut de moi en méditation, que lorsque je laisse aller ma conscience à surfer sur mon iPhone ou le net ! C’est même l’opposé.

Pour en savoir plus

L’expérience méditative que je vous ai décrite est issu de ma pratique de la méditation créatrice. Si vous souhaitez expérimenter vous aussi, il existe des livret CDs pratiques des créateurs de cette méthode, comme le CD l’ouverture du Cœur. Dans le livret vous trouverez des explications précises sur les étapes de la méditation. Voir ma présentation en vidéo :

Elisa Commarmond – Sophrologue & ostéopathe

 

Différence entre concentration et contemplation

Au cours du processus sophrologique (et de méditation) nous abordons la pratique de concentration et de contemplation. Pour le néophyte cela peut sembler une immense prise de tête, ne voyant pas la peine de se fatiguer à les différencier !

Et pourtant, quand on commence à se familiariser avec son monde intérieur, on se rend compte que la démarche, l’effort spirituel est différent. Si l’on transpose la démarche au sport, c’est comme si l’effort pour se concentrer ou se contempler demandait l’utilisation de muscles différents, voire même antagonistes.

Que vous vient-il comme termes quand vous pensez à la concentration ?

Focalisation sur un point, porter attention sur un détail, rassembler son énergie de pensée sur un point, une pensée ?…

En sophrologie de la performance nous cherchons à nous concentrer sur l’outil lié à son sport ou bien sur une partie de son corps.

Que vous vient-il comme terme quand vous pensez au mot contemplation ?

Focaliser son attention sur un large panorama, englober l’ensemble d’un évènement, accueillir ses ressentis face à une œuvre d’art. Il y a une idée d’attention de l’esprit tout en faisant l’effort de dilater sa conscience pour englober un tout.

En sophrologie elle permet le développement de l’esprit en se regardant de l’extérieur, comme si nous prenions le point de vue de quelqu’un qui nous regarde.

Cela permet de vivre la plasticité cérébrale, d’apprendre à prendre du recul sur soi et à prendre conscience de l’illimité de son esprit dans un corps limité.

L’association de ces deux exercices est une base pour vivre le vécu de la liberté et la maitrise de soi.

Pourquoi ?

Car la concentration peut permettre :

  • D’être maitre de sa volonté, car on est capable d’agir avec persévérance ce que nous pensons.
  • De se détacher de son entourage, des influence de la société, des publicités, des « il-faut-que », des normes, afin d’être libre de toute influence.
  • De se définir au delà de tout rôle extérieur : métier, situation familiale, habitudes…
  • De briser la superficialité en osant aller au fond des choses.
  • Être en questionnement permanent.
  • Évoluer…

La contemplation peut permettre :

  • De se détacher de soi, pour s’ouvrir aux autres, au monde. Développer l’intérêt pour l’autre.
  • L’accueil de la beauté, s’émerveiller de la nature, de l’autre et donc de cultiver le respect.
  • S’ouvrir à la nouveauté réelle. Laisser émerger le nouveau en soi…
  • Ouvrir son cœur à plus grand que soi.
  • Développer sa dimension féminine intérieure.
  • S’ouvrir au futur.
  • Vivre la sécurité intérieure.

Ces propositions peuvent vous donner une idée du résultat possible ! Alors cela vous dit de vous exercer ? Il est possible de la faire dans n’importe quelle situation du quotidien ! N’hésitez pas à partager vos expériences 🙂

A bientôt pour de nouvelles éclosions 😉

Elisa Commarmond – Sophrologue