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Propos sur l’Âme – François Cheng

Après avoir souligné dans un de mes précédant article, le magnifique passage sur la Joie et la Beauté de François Cheng lors de l’émission La Grande Librairie, voici une autre partie très intéressante sur l’Âme. Il en parle avec beaucoup de respect et de beauté.

Mais ce que j’ai apprécié dans ses propos, c’est la précision de son langage. En effet François Cheng souligne bien la différence entre l’esprit, l’âme et la conscience et ce, de manière non intellectuelle. Chaque mot prononcé à une profondeur et un vécu. Cela se ressent par le rythme qu’il utilise, il va chercher le vrai sens de ce qu’il veut exprimer. Il y a comme un souffle dans ses silences, qui rythme ses mots.

C’est à se demander s’il ne pratique pas la sophrologie hihi, car c’est cette authenticité et ce vécu précis qui est recherché dans la dimension de la quête de la conscience en sophrologie.

Avoir une telle clarté de pensée (à son âge !) et une telle précision dans les termes utilisés concernant l’âme humaine et le sens de la vie, montre toute la beauté et la profondeur de ce que peut être un homme qui à médité toute sa vie !


François Cheng : Tout corps vivant est animé. Ça veut dire que dans un corps vivant il y a un ensemble d’organes qui sont animés. Et dans le même temps, il y a dans ce même corps, une force qui les anime. Les anciens désignaient cela par le couple Anima – Animus, c’est-à-dire plus concrètement c’est Âme et Corps.

Qu’est ce qui donne à l’Âme cette force d’animer ?

Et là, toutes les cultures donnent la même réponse, parce que l’âme est relié au souffle de vie, c’est-à-dire souffle vital. Donc l’âme est une notion universelle. Seulement voilà, à partir d’une certaine époque – récente d’ailleurs – en occident, l’Homme émancipé, fier de son esprit qui a conquis la matière… rejette l’âme. Rejette l’idée même de l’âme ! La considérant comme un résidu de l’obscurantisme religieux.

Il s’agit là d’une amputation, qui est un appauvrissement et qui comporte ses dangers. Parce que cet Homme – qui ne jure que par son esprit, qui ne jongle qu’avec le dualisme corps-esprit – il ne sait pas que ce dualisme corps-esprit, fini souvent par la soumission de l’esprit à la tyrannie du corps, tant qu’il est vrai que les désirs qui habitent le corps sont impérieux et insatiables.

En sorte que, ce dualisme corps-esprit prôné par beaucoup de théoriciens, par beaucoup de penseurs, abouti par une sorte de hédonisme lassant et morbide qui est un système clos. Alors que – je le répète – la constitution de notre être est ternaire et non pas duelle. C’est-à-dire : corps, âme et esprit.

François Busnel : Et ou se situe la conscience dans tout cela ?

La conscience bien sur appartient à l’esprit, mais il y a une part inconsciente qui fait  partie de la conscience, qui appartient à l’âme.

L’esprit est basé sur le langage, sinon personne n’aurait pu développer son esprit. Donc il a un caractère conscient et général qui permet l’organisation rationnelle de la société et qui permet des recherches très poussées dans le domaine scientifique.

Mais l’âme, c’est cette part la plus sensible, la plus intime qui nous donne la capacité de ressentir, d’aimer, de tendre vers une forme de création artistique – qui relève de l’âme – et puis surtout de se relier intuitivement à une forme de transcendance qu’il perçoit comme une patrie native, qui n’est pas le résultat d’un raisonnement.

Ces deux aspects esprit et âme, permettent chez l’homme un mouvement circulaire qui est ouvert, qui est toujours ouvert. L’âme n’a rien de mièvre, ni de flou. En français on dit force d’âme, c’est-à-dire :

l’âme est souvent la source de l’héroïsme !

(…) En chaque être (ça peut être un idiot !), quel que soit son physique, son intelligence, sa culture, sa situation, ses mérites, il y a en lui, en chacun, cette ombre de respect, ce signe de reconnaissance de l’espèce humaine, c’est-à-dire ce signe de Dieu en chaque être.

Paroles de sagesses sur la Joie et la Beauté avec François Cheng

Et si nous prenions le temps de méditer sur la Joie et la Beauté ?

Rien de tel que d’écouter l’éminent François Cheng (91 ans), écrivain, poète, calligraphe, membre de l’académie française, nous parler de la Beauté ! J’ai retranscrit ci-dessous une partie de la conversation entre l’excellent présentateur de la Grande Librairie François Busnel et François Cheng. Cette émission qui s’est déroulée en janvier 2020 est d’une grande profondeur. Je l’ai vécue comme un instant hors du temps, une nourriture pour l’esprit. Un moment de sagesse rare sur les écrans !

« François Cheng à l’éloquence d’un sage, la méthode d’un Socrate moderne »

Étienne de Montety, Le Figaro littéraire

François Busnel : Je me demande comment s’est fait votre processus de conversion, la première conversion. C’est-à-dire comment un jeune exilé chinois, qui traverse une crise existentielle, qui arrive avec ses blessures, qui vient d’un pays en guerre civile. Comment ce jeune homme, meurtri, devient-il l’avocat de la joie, de la vie, de la beauté ?

François Cheng : Vous parlez de la joie d’abord. Je crois que j’ai même publié un livre sur la joie !…

Pour atteindre la vraie joie, il faut passer par la souffrance. Et même par l’expérience des douleurs extrêmes. Sinon ce n’est pas de la vraie joie. C’est une joie factice, dès qu’une épreuve arrive, cette joie est effacée. Donc comme François d’Assise, a compris que la vraie joie, c’est lorsqu’on a traversé et touché le fond, à toucher des abimes et au-delà il y a cette reconnaissance, cette gratitude envers la vie… et là, ça c’est la vraie joie.

Donc par la suite j’ai mené un travail de réflexion sur tous les problèmes fondamentaux de la vie, à commencer par la Beauté.


François Busnel : Avant de parler de la Beauté, vous avez raison la vrai joie c’est lorsque l’on dépasse ses souffrances, mais pour ceux qui nous regardent et qui traversent peut être en ce moment des périodes terribles de souffrance. Comment fait-on pour trouver ce point de bascule de la souffrance à la vraie joie ? Comment est-ce qu’on en sort de la souffrance, dans votre cas ?

François Cheng : C’est indicible. J’ai connu bien sur des souffrances personnelles, mais à cause de mon âge, je porte en moi la souffrance de beaucoup d’autres destins. Y compris les êtres les plus chers qui sont passés par des épreuves au-delà des mots…

Donc, récemment quelqu’un m’a demandé : « maintenant avec votre âge, vous avez atteint la sagesse, vous avez atteint la sérénité ». J’ai dit : « pas du tout ! ». D’abord parce que je ne cherche pas la sagesse ! Chez moi c’est la passion. Et puis je ne cherche pas la sérénité. Au contraire ! Il faut continuer à se laisser travailler… par la souffrance du monde.

Si on est écrivain. Si on est digne de ce nom, il faut porter, dans la mesure du possible, toute la douleur du monde et essayer de les transformer, de les transfigurer en une sorte de lumière qui nous aide à vivre. Ça c’est notre devoir.

Donc vous venez de me parler de toute cette expérience de souffrance. Pour un écrivain comme je suis, je le considère comme une chance. Comme une chance ! C’est comme ça que jusqu’à mon âge, je reste un homme qui jusqu’à un certain degré reste valable. Je continue à porter témoignage et à transformer toutes ces choses en lumière, dans la mesure du possible.


François Busnel : Donc pour transformer toutes ces choses en lumière quand il y a toute la souffrance du monde, la souffrance personnelle, il faut écrivez-vous : chercher la Beauté. Chercher la beauté là où elle se trouve – et vous l’écrivez souvent – nous ne savons plus parfois nous guider, la découvrir, aveuglés que nous sommes par tout ce qui nous entoure. Alors il y a les téléphones portables, les emails, il y a l’urgence, il y a aussi le besoin de travailler. Mais comment faire au quotidien, pour trouver la Beauté là où elle est ?

François Cheng : Pour cela, laissez-moi vous dire un peu qu’est-ce que c’est la Beauté ?

La beauté n’est pas un simple ornement. La Beauté c’est un signe par lequel la création nous signifie que la vie à du sens. Avec la présence de la beauté, tout d’un coup on a compris que l’univers vivant n’est pas une énorme entité neutre et indifférenciée. Qu’il est mu par une intentionnalité. Vous dites qu’il est difficile de trouver la beauté, or la présence de la beauté est partout ! Une simple fleur c’est un miracle. Pourquoi une fleur qui s’épanouit en pétales atteint ce degré de perfection de forme et de couleur et de parfum ? Ça, on ne s’étonne jamais assez !


François Busnel : Si si moi ça m’étonne beaucoup, mais quelle est votre réponse, pourquoi ? Est-ce qu’il faut croire en la réponse des scientifiques ou celle des poètes ?

François Cheng : Non, non, c’est parce que c’est la beauté qui nous donne du sens. Pourquoi ?

Au sein de l’univers vivant, nous autres humains on se dirige d’instinct vers ce qu’il y a de beau. Tout à l’heure j’ai dit que l’univers n’est pas une entité neutre et indifférenciée. On se dirige vers un beau visage, vers un bel arbre, vers une montagne magnifique. Donc en se dirigeant vers quelque chose de beau, on prend une direction. Et dès que l’on prend une direction, nous ne sommes plus des êtres qui tournons aveuglément en rond comme des animaux en cage. Nous nous engageons dans un cheminement, dans un devenir qui pourrait aboutir à une forme de réalisation qui justifie notre existence. C’est pourquoi il faut d’abord parler du sens de la beauté ! L’univers est doué de cette beauté, c’est justement pour nous signifier que la vie à du sens. Je le répète !

Donc miraculeusement, toutes ces étapes que je viens de décrire : direction, cheminement, réalisation. Toutes ces étapes sont résumées en France par un seul mot monosyllabique, le mot : SENS.

La beauté introduit le sens de la valeur. La beauté nous montre que tout n’est pas nivelé, que tout ne se vaut pas. Par exemple depuis l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, l’or et le diamant, c’est-à-dire la matière la plus noble, la plus rayonnante reste l’étalon indétrônable. J’ai lu ces jours-ci que l’or monte encore parce que c’est la valeur sure. Pourquoi les primitifs ont choisi l’or comme étalon ? Parce que c’est beau !  Donc la beauté en plus du sens introduit l’idée de valeur. Bien sûr il s’agit là d’une valeur matérielle. Mais par la suite cette valeur à préludé à d’autres valeurs, c’est-à-dire aux valeurs de la création artistique, la valeur morale, la valeur spirituelle.

François Busnel : Est-ce à dire que vous faites un lien entre la quête de la beauté et la quête de la morale et de la spiritualité ?

François Cheng : Tout à fait !


Cinq méditations sur la Beauté de Francois Cheng

416NEW37JVL._SX210_« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face. (…) Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. » F.Cheng

Pour en savoir plus et découvrir ses ouvrages, voici le lien vers ses livres aux éditions Albin Michel.

 

Rencontre avec… Amazonie

Nous allons penser à un sujet qui est universel, qui nous dépasse et nous unis tous : la Nature !

Et si nous cultivions un rapport plus sacré avec la Nature ? Et si nous lâchions un peu nos références extérieures pour nous ouvrir à une dimension plus intérieure, afin d’y entrevoir une possible conscience ? Même un esprit ? Et qu’est-ce que cela pourrait changer ? Un esprit ? Mais qu’est ce qu’elle raconte la dame ?! Elle a fumé de la bûche de Noël ou quoi ?! 

Si, si j’insiste et ce sera le sujet de cet article… comme un cadeau offert à la Nature, à la forêt Amazonienne et à l’esprit de toutes les forets de la Terre, car oui :

la Nature, les plantes ont un esprit !

Ces derniers temps, j’ai lu un bon nombre de livres sur l’écologie, l’état de la planète etc… Même si ce sont des gens bien qui écrivent, je reste toujours sur ma faim, car les problèmes ne sont abordés QUE d’un point de vue matérialiste. Les auteurs peuvent parler de la beauté, partager des photos, ou peuvent avoir un regard humaniste sur le lien homme/nature, mais il n’y a quasiment jamais une vision plus spirituelle (sauf pour un livre dont je donnerai les références en fin d’article). C’est normal, puisqu’en occident le point de vue matérialiste (qui ne voit que l’aspect physique des choses) est la manière de penser ordinaire.

Pourtant tout le monde sur Terre ne pense pas ainsi et ne voit pas la Nature que du point de vue extérieur ou matérialiste ! Pour me faire comprendre je vais vous raconter une histoire, mon histoire lorsqu’il y a plusieurs années je suis partie en Amazonie (au Pérou) à la rencontre des guérisseurs chamanes ou curanderos. Je me suis rendue dans un centre d’études sur les plantes médicinales amazoniennes, tenu par un médecin français. J’y suis restée plusieurs semaines et j’ai participé à un stage « spécial jeune » sur les 4 éléments (rituels amazoniens de passage de l’adolescence à l’âge adulte).

Quand mes patients apprennent que je suis allée en Amazonie, ils s’émerveillent et me demandent ce que j’ai appris là-bas. Je réponds :

ce que j’ai appris et expérimenté, c’est que les plantes ont un esprit, une conscience !

Bien souvent la personne ne me croit pas et on se remet à parler de la météo ! Mais vous, si vous me lisez, c’est que vous êtes assez ouvert 😉 ! Alors je continue mon histoire…

Relation des chamanes avec l’esprit des plantes

Dans ce centre, j’ai rencontré plusieurs chamanes amazoniens ou curanderos. Et ce ne sont pas de grands gourous avec des plumes sur la tête ! Ils sont d’une humilité et simplicité extrême, vêtus en jean, tee shirt et casquette. Ils ne s’autoproclament pas chamane, comme c’est la mode en occident ! Ce sont les esprits des plantes (peut être une gardienne de la sagesse médicinale) qui choisissent d’enseigner tel être et qui sera capable de soigner les autres.

Avec notre pensée matérialiste, nous pouvons nous émerveiller de la beauté de la forêt ou être très attristés de la voir brûler… (quand nous voyons la forêt amazonienne en flamme, voyons du bois brûler extérieurement)… mais imaginez ce que cela représente pour eux ? Pour eux, chaque espèce de plantes à des vertus et l’esprit de la plante leur enseigne leur usage médicinal. Leur vie est relation sacrée et consciente avec chaque espèce d’arbres, arbustes et forêts.

Vous vous imaginez quelle conscience ils doivent avoir de cette immense forêt amazonienne ?! Ce doit être pour eux… leur Mère d’émeraude, gardienne d’une sagesse millénaire et ancestrale ! Pouvoir dire avec une telle réalité et conscience que : la Nature est ma Mère… C’est incroyable non ?! Et cette relation ne leur est pas réservée ! C’est une relation que tout homme, où qu’il vive, peut créer avec la Nature… si il le veut.

La forêt Amazonienne est Mère de toutes forêts sur Terre, mais nous pouvons voir toutes les autres comme ses Filles… inter-connectées à Elle. Chaque forêt, chaque arbre même à côté de chez vous, à un esprit, une conscience… comme je l’ai expérimenté en Amazonie !

Par quel biais l’être humain peut-il entrer en relation sacrée avec la nature ?

Grace à sa conscience, son être (ou son esprit).

Notre corps physique est limité et nous sépare des uns des autres et de la Nature. Mais la conscience elle est illimitée et non séparée. C’est à partir de notre conscience que nous pouvons entrer en relation avec la dimension invisible et sacrée de la nature. A partir du moment où deux êtres sont dotés de consciences, alors ils peuvent s’ouvrir l’un à l’autre et se rencontrer.

L’être humain est doté d’un corps et d’un esprit (pour faire simple), mais la nature aussi a un corps physique et un esprit, même si bien sûr, il est différent du règne humain. La nature est un être doté d’une « petite conscience » (il en est de même pour notre corps physique !). Si nous nous ouvrons à cette possibilité-là, l’expérience sera possible. Je rappelle que ce ne sont pas des concepts intellectuels, mais des phénomènes à vivre dans état d’esprit d’ouverture (tout en gardant les pieds sur Terre !).

Bienvenue dans le monde d’Avatar !

Même la science occidentale s’ouvre aujourd’hui à la Vie du règne de la Nature. Elle s’ouvre à une dimension beaucoup plus interreliée et complexe que ce que l’on pensait au départ (voir la théorie Gaïa). Je vous conseille de lire le livre La vie secrète des arbres qui présente ces aspect-là des forêts : leur sensibilité, leur réseau de collaboration, leur réaction aux insectes etc… Ces découvertes posent beaucoup de questions à propos de la vie sur Terre et de sa relation l’humanité :

  • Que ressentent les forêts en réaction aux actes humains (ou plutôt inhumains) ?
  • Si les plantes ressentent les actes destructeurs physiques, mais qu’en est-il de notre conscience, nos pensées, nos sentiments, nos émotions ?
  • La nature y est-elle sensible aussi ?

Les travaux réalisés par le Dr Masaru Emoto au Japon nous démontrent qu’effectivement, la nature – ici les cristaux de l’eau – se modifie selon les pensées et sentiments qu’émettent l’être l’humain. Voici ci dessous une vidéo :

Et si cela pouvait tout changer ?

Cette dimension de conscience dans la nature est difficile à imaginer car dans nos sociétés occidentales, ce sont des folklores. Mais pourquoi ne pas mettre en parenthèse ce que nous croyons savoir et nous ouvrir à cette possibilité ? Nos croyances matérialistes ne nous font croire que ce que nous voyons, et dans notre orgueil nous pensons que c’est la vérité. Pourtant pour d’autres humains sur Terre cette expérience est une réalité objective ! Pour les curanderos amazoniens – et bien d’autres qui expérimentent cela, même en occident – cette vie magique de la Nature n’est pas seulement un mécanisme biologique, ce sont des esprits réels !

Et si de plus en plus d’êtres humains cultivaient une relation plus sacrée et consciente à la nature, qu’est ce que cela pourrait changer ? Le ressentirait-elle ? Est-ce que cela pourrait la soutenir dans sa régénération, dans sa guérison ?

Que de questions ! Je ne prétends pas avoir les réponses, moi j’aime les questions (surtout celles que l’on ne peut pas demander à Google !). J’espère en avoir soulevé chez vous aussi et donné envie d’expérimenter par vous même… et peut être trouver vos propres réponses vivantielles (=vécu).

A bientôt pour de nouvelles éclosions 😉

Elisa Commarmond Sophrologue & Ostéopathe

Atteindre ses objectifs, citations de la Mère

Afin de préparer ce sujet, j’ai décidé de trouver une source d’inspiration chez une auteure de choix : la Mère (Mira Alfassa), épouse de Sri Aurobindo. Ce couple est une référence concernant l’art intérieure qu’ils nomment le Yoga intégral.

Alors partons de quelques citations qui me semblent être des clés bien sages afin d’atteindre ses objectifs.

Se concentrer sur ce que l’on veut être

« Afin que l’on ne soit pas découragé par ses propres fautes, la Dhammapada vous donne cette image consolante : le lys le plus pur peut sortir d’un tas de déchets sur le bord de la route. C’est-à dire qu’il n’y a pas de choses si pourries qu’il ne puisse sortir de la réalisation la plus pure. Quel que soit le passé ou les fautes commises ou l’ignorance dans laquelle on a vécu, on porte au fond de soi la pureté suprême que peut se transformer en une réalisation merveilleuse.

Le tout est de songer à cela, de se concentrer là dessus et de ne pas s’occuper de tous les obstacles et de toutes les difficultés et de tous les empêchements.

Se concentrer exclusivement sur ce que l’on veut être, et oublier aussi totalement que possible ce que l’on ne veut pas être. »

La Mère, La voie ensoleillée, p 143, 7 mars 1958

Cette citation nous propose de nous concentrer intensément sur notre but futur. En voulant aller vers le futur nous trouverons sans doute avant de nous y engager des fardeaux du passé, des doutes, conditionnements, manque de confiance, échecs. Nous savons grâce aux neurosciences que le cerveau retient surtout le négatif ! Si les habitudes nous poussent à voir que ce qui ne va pas, le mauvais temps, les grèves, la belle mère que nous casse les pieds… alors voir le positif dans sa vie demande un effort réel pour pouvoir avancer !

En pratique, pour chasser nos pensée parasites et négatives, rien de tel de que des exercices de concentrations.

L’imagination ouvre le chemin

« Quelle est la fonction, quelle est l’utilité de l’imagination ?

« Si on sait s’en servir, comme j’ai dit, on peut se créer sa vie intérieure et extérieure ; on peut se bâtir son existence avec son imagination, si on sait s’en servir et si on a un pouvoir. Au fond c’est une façon élémentaire de créer, de former des choses dans le monde. J’ai toujours eu l’impression que si l’on avait pas la capacité d’imagination, on ne ferait pas de progrès. Votre imagination va toujours en avant de votre vie. Quand vous pensez à vous-même, généralement vous imaginez ce que vous voulez être, n’est-ce pas, et ça va en avant, puis on suit, puis ça continue à aller en avant, et on suit. L’imagination vous ouvre le chemin de la réalisation.

Les gens qui ne sont pas imaginatifs, c’est très difficile de les faire démarrer ; ils voient juste ce qui est là, en face de leur nez, ils sentent juste ce qu’ils sont à un moment donné et ils ne peuvent pas avancer, parce qu’ils sont bloqués par la chose immédiate. »

La Mère, le 6 juillet 1955, La voie ensoleillée, p 145

Ici la Mère donne un clé concrète afin de stimuler sa volonté à avancer vers son objectif. En proposant de stimuler l’imagination, on peut penser que cela donnera la direction et le chemin et les étapes à la réalisation future. Nous voyons donc l’importance de la pensée créatrice dans le processus de révélation de soi.

En sophrologie de nombreuses techniques de futurisation vont en ce sens. Ils permettent cette stimulation de l’être, afin de lui offrir plus de dynamisme et d’espoir. C’est une véritable stimulation des capacités de la conscience et de l’esprit. Cela permet à l’humain de s’extraire des préoccupations seulement quotidiennes : dormir, se nourrir et consommer !

C’est l’effort qui donne la joie

« C’est seulement l’effort, en quelque domaine que ce soit – l’effort matériel, l’effort moral, l’effort intellectuelle -, qui crée en soi certaines vibrations qui vous permettent d’entrer en rapport avec les vibrations universelles, et c’est cela qui donne la joie. C’est l’effort qui vous sort de l’inertie ; c’est l’effort qui vous rend réceptif aux forces universelles. « 

La Mère, le 13 janvier 1951, La voie ensoleillée, p 73

Cette citation peut nous faire penser à la célèbre phrase : ce qui compte ce n’est pas le but, mais le chemin. C’est arpenter le chemin pour atteindre le but qui valorise l’expérience et la satisfaction suprême d’arriver au but. Les films ou livres qui racontent une aventure ne s’attardent pas à raconter seulement le but, mais le chemin parcouru, le franchissement de tel ou tel obstacle. Et plus l’effort est ardu et plus le héros se révèle !

Conclusion

Entamer une démarche intérieure est le commencement d’une noble quête. Si l’acte de méditer est porteur de cette quête, d’un questionnement profond, d’un but à atteindre, alors la porte du chemin s’ouvre. Ce chemin est concentration, ce chemin est effort, ce chemin est joie… et il nous liera de manière unique et vivante à l’univers !

Mes commentaires n’engagent que moi ! A vous de méditer librement ces belles phrases de la Mère. Elles vous inspirerons sans doute d’autres voies de compréhensions et de réalisations de vous-même !

Elisa Commarmond, sophrologue

414-La-voie-ensoleillee.jpgLe livre la Voie ensoleillée

Ce recueil se propose de donner une vue d’ensemble du chemin spirituel tracé par la Mère.

https://www.livres-spiritualite.com/produit/la-voie-ensoleillee/

SophroEclosions : faire éclore le meilleur de soi !