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Le défi de la Confiance en soi et en l’autre

La confiance en soi

Beaucoup de personnes se demandent comment atteindre la confiance en soi. On entend partout : « comment avoir confiance en moi ? » ; « j’aimerai faire telle chose mais je n’ai pas confiance en moi ».

Ce que l’on voit souvent c’est que ce thème est associé à un MANQUE de confiance. Personne ne se plaint d’avoir trop confiance en lui ! Et de manquer de confiance en l’autre ? Manquer de confiance en la vie ? Et les autres, ont-ils confiance en moi ? Est-ce que je donne confiance ? … Que de questions ! Et si elles étaient toutes inter-reliées ?

Développons un peu plus en profondeur ce sujet, ce monde… celui de la confiance ! Pour avoir envie de se questionner, peut-être que oui, considérons la confiance comme un monde à explorer. Imaginons un monde où : la confiance régnerait ! Utopiste ?… Mmm, peut être réaliste une fois que vous aurez lu ces trois articles dédiés à la confiance 😉

Réaliste effectivement car, d’un point de vu individuel, si l’on explore et pratique toutes les possibilités de la confiance dans notre vie, peut être que nous aurons l’impression d’être dans un autre état d’être que d’ordinaire. Nous aurons l’impression réelle, de vivre dans un monde nouveau. C’est en fait nous, qui aurons changé notre regard sur la vie. Nous aurons adopté un nouveau mode de vie « confiant » par rapport à nous-même, un nouveau mode relationnel et un nouveau rapport avec la vie.

Cela vous donne envie d’explorer cette nouvelle terre de confiance ? Oui ! Alors allons-y !

La maison de la confiance en soi

Voyons cela d’un point de vue individuel et mettons-nous à la place d’une personne qui n’aurait pas confiance en elle et qui nous demanderait comment faire pour la développer. Comment nous apparaîtrait-elle ? Les mots qui peuvent venir seraient : ‘fragile’, peu sûr d’elle, manquant d’estime d’elle-même, manquant d’expérience.

Si on compare l’individu peu confiant à une maison, cette maison aurait peu de fondations solides… Elle ne pourra pas, s’ériger convenablement et se présenter aux autres avec assurance. Du coup, les gens n’auront peut-être pas trop envie d’y entrer. Ils n’auraient pas confiance, car ils auront peur que le toit ne leur tombe sur la tête !

Cette image est très parlante et peut donner des idées de solutions assez évidentes. Effectivement lorsque l’on part en quête de confiance en soi, cela équivaut à une quête de fondations en soi-même et qui engendrera un sentiment de fiabilité, de sécurité, de fidélité et de confiance chez les autres. Ces manques de fondations pourront se solutionner par une démarche de construction intérieure :

  • de sa force intérieure en clarifiant ses buts : pour remédier à sa « fragilité »,
  • de la connaissance de lui-même : pour remédier à son coté peu sûr de lui,
  • de la reconnaissance de sa valeur : pour remédier à son manque d’estime de lui
  • et d’action : pour remédier à son manque d’expérience

Clarifier ses buts

Un être confiant a des buts clairs et précis ! C’est un être qui se connaît dans sa dimension profonde, existentielle et de valeurs de cœur. Le premier exercice pour développer la confiance implique donc de clarifier ses buts, ses objectifs futurs et les moyens d’y parvenir. Mais clarifier son intention serait même la première question à (se) poser : pourquoi je cherche à avoir confiance en moi ?

  • est-ce pour donner le meilleur de moi dans une situation ? Est-ce pour réaliser un rêve ? Pour aider un être que j’aime ou une grande cause ?
  • Où est-ce par frustration, comparaison aux autres, envie d’être reconnu, aimé ?

Effectivement, en se questionnant sincèrement face à une intention, nous pourrons voir si notre motivation est intérieure, profonde ou en réaction au monde extérieure et davantage lié à son masque égotique.

Lorsque notre motivation est réelle et lié à notre vrai Moi, alors nous aurons plus de chance d’aller jusqu’au bout et d’être aidés sur notre chemin. Nous pourrons être aidés par nos amis qui sentent notre sincérité et à qui l’on donne confiance. Nous pourrons pourquoi pas donner confiance en l’univers, qui pourrait avoir envie de nous donner un coup de pouce aussi ! Si si c’est vrai !

En mettant nos efforts vers nos vrais intentions, nous aurons déjà gagné un point de confiance en nous, car nous serons sûrs que nous avons quelque chose à réaliser d’existentiel. Et plus un projet ou but se clarifie dans notre pensée et plus nous pourrons avoir du feu intérieur pour le réaliser. Ce feu, est un feu du cœur qui nous remplit à l’intérieur ! Il rend notre volonté déterminée et nous pourrons nous sentir solide… comme un roc !

Solide comme un roc, c’est être confiant non ?

A l’inverse, nous avons tous pu vivre le feu extérieur. Ce peut être un désir soudain, une lubie, un enthousiasme superficiel, mais qui lui se consume vite. Essayer de faire la différence en soi, est une riche expérience de connaissance de soi et qui peut signer les premières fondations de votre maison de confiance.

La confiance relationnelle

Voyons la deuxième clé de la confiance. Après avoir donné une clé de confiance en soi au niveau de l’éclaircissement de ses intentions au niveau de sa pensée, ici développons la confiance du point de vu du cœur et de la relation. La troisième clé situera la confiance au niveau de la volonté et du domaine de l’action.

Un espace d’authenticité en soi

Une fois nos buts et intentions éclairées et enflammées… nous pourrons continuer notre quête de connaissance de soi de manière plus approfondie : (re)connaitre ses capacités, ses aptitudes, ses forces, ses dons ses valeurs.

Si l’on reprend l’image de la « maison de la confiance », ces questions et prises de consciences sur notre identité, peuvent constituer les meubles de notre maison. Nos objets/sujets de valeur que nous aurons envie de partager aux autres. Ces prises de consciences créerons l’espace de conscience que l’on nomme en sophrologie comme étant : l’espace phronique de conscience.

La création de l’espace intérieur par la pratique, qu’elle qu’elle soit, créé un espace réel en soi, un espace de conscience pour la vie de l’essentiel : notre être véritable sans masques. Plus nous développons cet espace de vie et plus nous apprenons à être nous même.

Nous serons forcément plus authentiques dans nos relations ! Cela nous a donnera confiance !

Reconnaitre sa valeur

Avec la méditation et le questionnement intérieur nous pouvons approfondir davantage cette lumière de conscience en soi. Ainsi, plus notre espace intérieur est existant et fort, plus nous remplissons notre vide intérieur. Le questionnement lié à la connaissance de soi nous permet de nous reconnecter à notre propre valeur et estime de nous-même.

Ce manque de reconnaissance de sa valeur, est bien souvent ce qui engendre la comparaison, la compétition et la jalousie. Inutile de dire, que c’est un véritable poison pour la confiance en soi, la confiance relationnelle et l’amour ! (si le sujet de la transformation de la jalousie vous intéresse lire l’excellent article écrit par Céline Lassalle Femme & jalousie : un vice qui cloue l’amour !)

En prenant conscience de ses valeurs et en travaillant à les développer, la vapeur s’inverse car, nous ne demanderons plus : nous donnerons de nous et nous ne jalouserons plus ! Nous saurons reconnaitre les qualités des autres, sans pour autant se comparer tout de suite et se sentir envieux.

C’est tout autre chose ! Cela créé une véritable libération en soi, car même si ce comportement parait courant et anodin, en réalité la jalousie nous fait « mal » intérieurement. Il fait mal à notre être véritable et nous pouvons nous sentir indigne intérieurement, ce qui accentue la dévalorisation ! Mais sortir de ce cercle vicieux est possible ! Et notre relation à notre entourage changera aussi du tout au tout. Les autres sentirons forcément le changement et cela leur donnera envie de nous faire confiance.

Ce nouvel état d’être, sèmera la confiance autour de soi ! Nous pourrons dire que la confiance règne, dans notre mode relationnel.

Vers la confiance en la vie !

Mettre en place cela dans sa vie est magique ! Cela change tout ! A mesure que notre vie relationnelle se transforme – en mieux – alors nous voyons que notre rapport à la vie change aussi, en mieux. Peut-être parce que le fait de développer la confiance, permet de cultiver un autre regard plus positif sur la vie et les êtres ? Peut-être parce que nos yeux sont plus ouverts aux non-hasards de la vie ? Cela dépend des expériences de chacun… Ce sera à vous de répondre à ces questions…

Prochain article

Après avoir donné une clé de confiance en soi au niveau de l’éclaircissement de ses intentions, au niveau de sa pensée et du point de vue du cœur et de la relation, la troisième clé situera la confiance au niveau de la volonté et du domaine de l’action. Dans l’article, « Confiance, expérience et action » nous verrons l’importance de l’action et de l’auto-défi pour construire sa base de confiance.

Elisa Commarmond – Sophrologue & Ostéopathe à Fontainebleau et Paris 11

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Propos sur l’Âme – François Cheng

Après avoir souligné dans un de mes précédant article, le magnifique passage sur la Joie et la Beauté de François Cheng lors de l’émission La Grande Librairie, voici une autre partie très intéressante sur l’Âme. Il en parle avec beaucoup de respect et de beauté.

Mais ce que j’ai apprécié dans ses propos, c’est la précision de son langage. En effet François Cheng souligne bien la différence entre l’esprit, l’âme et la conscience et ce, de manière non intellectuelle. Chaque mot prononcé à une profondeur et un vécu. Cela se ressent par le rythme qu’il utilise, il va chercher le vrai sens de ce qu’il veut exprimer. Il y a comme un souffle dans ses silences, qui rythme ses mots.

C’est à se demander s’il ne pratique pas la sophrologie hihi, car c’est cette authenticité et ce vécu précis qui est recherché dans la dimension de la quête de la conscience en sophrologie.

Avoir une telle clarté de pensée (à son âge !) et une telle précision dans les termes utilisés concernant l’âme humaine et le sens de la vie, montre toute la beauté et la profondeur de ce que peut être un homme qui à médité toute sa vie !


François Cheng : Tout corps vivant est animé. Ça veut dire que dans un corps vivant il y a un ensemble d’organes qui sont animés. Et dans le même temps, il y a dans ce même corps, une force qui les anime. Les anciens désignaient cela par le couple Anima – Animus, c’est-à-dire plus concrètement c’est Âme et Corps.

Qu’est ce qui donne à l’Âme cette force d’animer ?

Et là, toutes les cultures donnent la même réponse, parce que l’âme est relié au souffle de vie, c’est-à-dire souffle vital. Donc l’âme est une notion universelle. Seulement voilà, à partir d’une certaine époque – récente d’ailleurs – en occident, l’Homme émancipé, fier de son esprit qui a conquis la matière… rejette l’âme. Rejette l’idée même de l’âme ! La considérant comme un résidu de l’obscurantisme religieux.

Il s’agit là d’une amputation, qui est un appauvrissement et qui comporte ses dangers. Parce que cet Homme – qui ne jure que par son esprit, qui ne jongle qu’avec le dualisme corps-esprit – il ne sait pas que ce dualisme corps-esprit, fini souvent par la soumission de l’esprit à la tyrannie du corps, tant qu’il est vrai que les désirs qui habitent le corps sont impérieux et insatiables.

En sorte que, ce dualisme corps-esprit prôné par beaucoup de théoriciens, par beaucoup de penseurs, abouti par une sorte de hédonisme lassant et morbide qui est un système clos. Alors que – je le répète – la constitution de notre être est ternaire et non pas duelle. C’est-à-dire : corps, âme et esprit.

François Busnel : Et ou se situe la conscience dans tout cela ?

La conscience bien sur appartient à l’esprit, mais il y a une part inconsciente qui fait  partie de la conscience, qui appartient à l’âme.

L’esprit est basé sur le langage, sinon personne n’aurait pu développer son esprit. Donc il a un caractère conscient et général qui permet l’organisation rationnelle de la société et qui permet des recherches très poussées dans le domaine scientifique.

Mais l’âme, c’est cette part la plus sensible, la plus intime qui nous donne la capacité de ressentir, d’aimer, de tendre vers une forme de création artistique – qui relève de l’âme – et puis surtout de se relier intuitivement à une forme de transcendance qu’il perçoit comme une patrie native, qui n’est pas le résultat d’un raisonnement.

Ces deux aspects esprit et âme, permettent chez l’homme un mouvement circulaire qui est ouvert, qui est toujours ouvert. L’âme n’a rien de mièvre, ni de flou. En français on dit force d’âme, c’est-à-dire :

l’âme est souvent la source de l’héroïsme !

(…) En chaque être (ça peut être un idiot !), quel que soit son physique, son intelligence, sa culture, sa situation, ses mérites, il y a en lui, en chacun, cette ombre de respect, ce signe de reconnaissance de l’espèce humaine, c’est-à-dire ce signe de Dieu en chaque être.

Les étapes de dévoilement de la conscience en sophrologie

La sophrologie dispose de nombreuses techniques. Chacune peut être individualisée selon un but précis que veut atteindre le sophronisant. Nous pouvons traverser une période difficile ou bien nous préparer à un examen ou une compétition. La sophrologie va adapter sa technique au but voulu.

Mais nous ne sommes pas toujours obligés d’avoir un problème à résoudre pour faire de la sophrologie. Bien au contraire ! Le cœur de la sophrologie réside dans sa dimension existentielle de l’humain. Elle aide simplement tout humain à exister, à développer sa conscience, sa présence, ses capacités et ses valeurs. Nous pouvons dire que la sophrologie c’est apprendre à exister, dans sa dimension la plus vaste.

Méthodologie d’ouverture de conscience

La sophrologie est une science, une méthodologie et pratique intérieure dont le cœur est le courant philosophique appelé phénoménologie existentielle.

En tant que science elle étudie les phénomènes de la conscience humaine. De cette clarté scientifique le Dr Alfonso Caycedo, son créateur, a réussi à créer une méthode reproductible, simple et universelle permettant à l’être humain de dévoiler sa conscience et de vivre en paix dans l’immensité de l’espace et du temps.

Cette méthode a pour fondement douze étapes phares, douze série d’exercices qui permettent le dévoilement de la conscience humaine : les 12 relaxations dynamiques. Les quatre premières relaxations dynamiques sont déjà les quatre piliers de bases permettant à celui qui les pratique régulièrement et assidûment de vivre une véritable libération de sa conscience. C’est la base du métier de sophrologue.

La pratique des quatre premières relaxations dynamiques (RD) peuvent aider à saisir l’amplitude de son application existentielle. Tout en douceur, le sophronisant vit :

  1. sa conscience corporelle (RD1) : exercices d’inspiration Yogique
  2. puis la conscience de l’illimité de son esprit (RD2) : exercices inspirés de la méditation tibétaine
  3. puis l’harmonie entre son corps et son esprit (RD3) : exercices inspirés de la méditation Zen
  4. et enfin il rencontre et vit ses valeurs individuelles et collectives qui lui tiennent à cœur (RD4) : exercices de questionnement existentiel

Ces quatre premières étapes forment le premier cycle : le cycle fondamental. Le deuxième cycle avec les relaxations dynamiques 5,6,7 et 8 font parti du cycle radical et le troisième cycle avec les relaxations dynamiques 9,10, 11 et 12 forment le cycle existentiel.

Ces trois cycles sont inter-reliés et s’approfondissent au fur et à mesure de la pratique. L’ensemble qui les lient peut être compris grâce à l’allégorie de la caverne de Platon.

Processus de transformation de soi et l’allégorie de la caverne

Cette allégorie conte tout le processus inhérent aux techniques de sophrologie. Cela donne sens à la pratique et sa profondeur.  C’est aussi en cela – entre autre – que la sophrologie prend source dans la philosophie grecque (aussi grandement dans la phénoménologie existentielle).

La sophrologie, c’est de la philosophie pratique !

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Cette œuvre d’art montre les 4 étapes de dévoilement de la conscience en sophrologie
  1. Au départ, la conscience est voilée et vit dans une caverne sombre. Ce stade correspond à l’individu  ordinaire, qui ne pratique aucune démarche intérieure (le but de l’existence humaine est-il de dévoiler notre conscience ?)
  2. Lorsque l’on commence une pratique, la lumière commence à éclairer les murs de la caverne et l’on prend conscience des ombres qui s’agitent sur les murs de la caverne, tels les ombres/lumière que peuvent créer le feu dans une caverne. Ce stade correspond aux premières lueurs de conscience. Les illusions s’éclairent.
  3. Peu à peu l’individu se libère de ses chaines qui l’empêchent de voir la lumière extérieure et le forcent à rester dans la caverne…
  4. et un beau jour, il sort de la caverne, voit le soleil et prend sa place dans le monde.

Ces quelques lignes pour vous montrer que la méthode sophrologique peut être un travail très profond et existentiel. Ce n’est pas juste une bonne méthode pour être moins stressé ! Aussi connaitre vraiment la sophrologie demande de la pratique sur plusieurs années. Retenir cela peut permettre de ne pas fermer son esprit trop vite, en pensant déjà tout connaitre…

Elisa Commarmond – sophrologue & ostéopathe

 

Travail sur soi et corps subtils

Pourquoi travailler sur soi ?

Tout comme nous prenons soin de notre corps physique en faisant du sport, en ayant une bonne alimentation etc… la pratique intérieure comme la sophrologie ou la méditation permet de prendre soin de notre esprit et de toutes les parties de notre être qui lui sont inter-reliées.

Si nous nous intéressons à la constitution subtile de l’être humain et ses différents corps (de vitalité, de sentiments et de pensées), nous allons par notre travail intérieur les « purifier » et élever notre niveau d’énergie. Notre santé globale et notre qualité de vie relationnelle et sociale n’en sera que meilleure.

En effet, ce jeu du travail sur soi permet d’expanser notre conscience dans tous les secteurs de notre vie ! Nous devenons de plus en plus maitres de notre vie, créateurs et responsables, car c’est là que nous commençons à effectuer de vrais choix conscients.

C’est aussi une joie de sentir que ce que nous vivons de beau en méditation, peut se manifester à l’extérieur :

  • dans l’amélioration de son habitat, de son environnement énergétique, maitrise des ondes, protections électromagnétiques, plus de lien à la terre (ancrage)… pour le soin de sa vitalité (pole volontaire, membres).
  • dans l’amélioration de ses relations, son couple, de son écoute, de son ouverture aux autres… pour le soin de son corps de sentiments (pole cœur, thorax).
  • dans l’amélioration de ses pensées bienveillantes, de son état d’esprit positif, de son intérêt pour ce qui nous dépasse… pour le soin de son corps de pensées (pole tête).
  • dans l’alignement entre nos valeurs intérieures et nos actions extérieures (travail, activités associatives, voyages) pour le soin de son Être (le Soi, l’individualité, globalité ou union des 3 pôles).

Le travail sur soi ou la méditation devient alors un acte concret de transformation. Pas besoin de blabla pour parler de travail sur soi ou de ses supers méditations !

Si l’on est sincère dans sa démarche, pas besoin de blabla car notre épanouissement se voit !!

Les fruits peuvent bien sûr être différents pour chacun. Globalement nous pouvons être sur que cela génère un sentiment de dignité humaine, c’est à dire d’alignement entre tous les pôles de notre être. Je me sens digne car j’agis, j’exprime, je manifeste ce que je ressens et pense profondément dans mon cœur… Ces beaux sentiments et pensées sont plus perceptibles en méditation, lors d’une lecture calme ou lors d’une marche méditative en nature. Chacun peut trouver son activité ressource idéale. Elle peut aussi changer selon les périodes de vie et les saisons.

Par quel sujet de travail commencer ?

Le travail commence bien souvent par la construction consciente de son individualité, nous cherchons à mieux nous connaitre, à nous définir, à trouver notre but de vie (surtout jusqu’à l’age de 35 ans). Mais arrive un moment ou notre quête individuelle passe à autre chose.  En effet, plus nous nous construisons de l’intérieur, plus nous nous renforçons et plus notre intérêt pour les autres grandi. Plus nous avançons et moins nous cherchons notre bien-être personnel (surtout après 40 ans… normalement !). Notre intérêt pour les autres êtres qui nous entourent grandi : amis, associations, nature, animaux et pourquoi pas l’humanité. Nous avons envie de donner, de nous impliquer ! Notre évolution peut aussi s’exprimer extérieurement, en prenant sa place dans le monde de manière plus authentique.

Ce processus est une constante universelle concernant l’évolution de l’esprit humain. Nous pouvons aussi appeler cela : une sagesse.

J’espère que ces quelques lignes vous donnerons envie d’approfondir la démarche dans laquelle vous aurez choisi de vous engager.

Elisa Commarmond – sophrologue & ostéopathe

Conseil de lecture : si vous voulez acquérir des connaissances sur les corps subtils je vous conseille le livre Les Mystères de la Nature Humaine de Pierre Lassalle aux éditions Terre de Lumière. J’apprécie beaucoup cet ouvrage car l’auteur – qui est un expert et maitre dans le domaine du travail intérieur et méditatif – définit bien les différences entre les corps (énergétiques), la conscience, l’esprit et l’Âme.

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Description de l’éditeur :  » Découvrez un « tableau complet » de la constitution humaine. Quels sont les différents corps (physique, éthérique, astral, mental… ) et comment interagissent-ils ? Comment fonctionnent les chakras et leurs rôles ? Quelles sont les différents types d’énergies bénéfiques ou nocives pour l’homme ? Pourquoi l’individualité humaine se confronte-t-elle à l’ego ? Quels sont les différents niveaux de la psyché et du développement de l’esprit ? Quel est le but ultime de notre évolution ?… Un ouvrage qui permet d’appréhender les ressources infinies de notre être. »

 

Action & confiance en soi

L’autre clé que nous aborderons afin de cultiver la confiance en soi, est la notion d’actions et d’expériences. Comme nous l’évoquions dans les articles précédents, avoir peu de confiance en soi peut venir d’un manque d’expérience. Du coup le remède simple à mettre en place est : l’action ! Mais chacun à son tempérament face à l’action. Faire un bilan par rapport à sa manière d’agir peut être une clé très concrète et précise de connaissance de soi. Cela à une grande valeur dans notre vie si nous pensons comme Maximus dans Gladiator que :

« Nos actes résonnent dans l’éternité »

Dépasser sa peur d’agir

Si l’on manque de confiance et que l’on a peur à l’idée d’agir, c’est normal ! Le fait de dépasser notre peur en nous donnant des auto-défis, nous rendra plus confiant. Nous l’auront mérité notre confiance en nous et cela fera de nous un être plus fort qui aura encore envie de se dépasser pour donner le meilleur de lui.

La vrai confiance en soi nous rends rayonnant et à l’aise avec les autres et même en public… mais ce ne sera pas de l’orgueil. C’est très différent d’une personne imbue d’elle-même et centrée sur elle. Il est vraiment inutile et illusoire de vouloir ressembler à une telle personne. Ou celui qui le veut, c’est votre masque, pas votre Moi véritable.

La vraie confiance est une valeur morale, un monde qui obéit aux lois de l’amour… et non de l’égoïsme.

Manque de confiance ou manque d’action ?

Nous pouvons rencontrer un autre cas de figure, qui est celle de la personne qui n’a pas confiance en elle, mais qui n’agit pas, ou peu. C’est dommage, car en n’agissant pas cet individu, de type plutôt « tête »- intellectuelle ou « trèeees spirituelle », s’empêche de construire l’expérience de confiance ! Et elle est souvent malheureuse car ce qu’elle pense comme idéal, reste bien souvent non-manifesté. Et des belles idées qui restent dans la tête et qui ne sont pas agis, ne traversent pas l’être et n’est pas vécu.

Ce manque de vécu peut créer un grand vide existentiel.

Le remède est simple : agir notre saine intention, même si c’est un petit pas ! Il est important d’avancer sur notre chemin, car si l’on reste trop longtemps dans l’inertie nous allons perdre le feu de notre intention. Il faudra tout recommencer ! Il peut être intéressant de se demander pourquoi l’on n’agit pas dans le sens de nos rêves :

  • est-ce que vous jugez les actions qui sont à votre portée trop petites ?
  • Voulez-vous arriver trop vite au but ?
  • Vos motivations sont-elles assez claires ?
  • Avez-vous sur ou sous-estimé vos compétences ?
  • Voyez-vous assez grand ? Avez-vous un idéal qui vous dépasse suffisamment pour dépasser vos petites limites personnelles ?

Manque de confiance et excès d’action

Mais les gens qui agissent beaucoup font-ils partis pour autant du monde de la confiance ? Pas sûr ! Un individu peut être, très actif et être méfiant et insécurisé (stressé). N’est-ce pas le mode de vie de la majorité de l’être humain contemporain (surtout chez l’homme) ! Dans ce type de cas, le manque de confiance peut alors venir d’un vide intérieur. Il agit, agit, n’arrête pas pour fuir ce vide. Le vide de quoi ? Le vide de Soi par manque de connaissance profonde de soi, au-delà des rôles extérieurs, le manque de questionnement sur le sens de sa vie et ses valeurs.

La solution simple dans ce cas-là est une quête de clarification de ses motivations réelles et profondes à agir. Le fait de redonner du sens à ses actions, pourra lui donner un sentiment de paix intérieure et de sécurité car il sera non plus vide de lui-même mais plein de ses valeurs existentielles. Et ça change tout ! Ses comportements relationnels pourrons aussi changer : plus d’écoute, moins d’agressivité, moins de prise de pouvoir, plus à l’écoute de son rythme et celui des autres.

Faire la transition demandera des efforts et de l’humilité. Il n’aura pas besoin de feu d’action, mais d’une énergie plutôt « eau et terre » pour apaiser son feu excessif. Ce qui pourrait l’aider grandement serait de se reconnecter à la terre, aller en nature (voir mon article sur la Nature). Il pourrait faire le point et réfléchir en marchant en nature. C’est un actif, donc espérer se transformer en restant immobile sur un coussin de méditation ne sera pas trop sont truc. La marche méditative serait idéale !

En quête d’équilibre

Quel que soit notre profil d’action l’important est de trouver un juste équilibre entre le fait d’agir concrètement et le fait de méditer notre action afin de la remplir de nos valeurs porteurs de sens. Nous équilibrons ainsi les principes de masculin de féminin en nous. Effectivement nous sommes tous porteur d’une part féminine d’intériorité et masculine d’extériorisation.

Équilibrer ces deux parts en soi, peut aussi générer un bel équilibre dans les relations hommes/femmes, tant au niveau amical que du couple. Ce travail peut générer une formidable créativité relationnelle !

Elisa Commarmond – sophrologue & ostéopathe

Atteindre ses objectifs, citations de la Mère

Afin de préparer ce sujet, j’ai décidé de trouver une source d’inspiration chez une auteure de choix : la Mère (Mira Alfassa), épouse de Sri Aurobindo. Ce couple est une référence concernant l’art intérieure qu’ils nomment le Yoga intégral.

Alors partons de quelques citations qui me semblent être des clés bien sages afin d’atteindre ses objectifs.

Se concentrer sur ce que l’on veut être

« Afin que l’on ne soit pas découragé par ses propres fautes, la Dhammapada vous donne cette image consolante : le lys le plus pur peut sortir d’un tas de déchets sur le bord de la route. C’est-à dire qu’il n’y a pas de choses si pourries qu’il ne puisse sortir de la réalisation la plus pure. Quel que soit le passé ou les fautes commises ou l’ignorance dans laquelle on a vécu, on porte au fond de soi la pureté suprême que peut se transformer en une réalisation merveilleuse.

Le tout est de songer à cela, de se concentrer là dessus et de ne pas s’occuper de tous les obstacles et de toutes les difficultés et de tous les empêchements.

Se concentrer exclusivement sur ce que l’on veut être, et oublier aussi totalement que possible ce que l’on ne veut pas être. »

La Mère, La voie ensoleillée, p 143, 7 mars 1958

Cette citation nous propose de nous concentrer intensément sur notre but futur. En voulant aller vers le futur nous trouverons sans doute avant de nous y engager des fardeaux du passé, des doutes, conditionnements, manque de confiance, échecs. Nous savons grâce aux neurosciences que le cerveau retient surtout le négatif ! Si les habitudes nous poussent à voir que ce qui ne va pas, le mauvais temps, les grèves, la belle mère que nous casse les pieds… alors voir le positif dans sa vie demande un effort réel pour pouvoir avancer !

En pratique, pour chasser nos pensée parasites et négatives, rien de tel de que des exercices de concentrations.

L’imagination ouvre le chemin

« Quelle est la fonction, quelle est l’utilité de l’imagination ?

« Si on sait s’en servir, comme j’ai dit, on peut se créer sa vie intérieure et extérieure ; on peut se bâtir son existence avec son imagination, si on sait s’en servir et si on a un pouvoir. Au fond c’est une façon élémentaire de créer, de former des choses dans le monde. J’ai toujours eu l’impression que si l’on avait pas la capacité d’imagination, on ne ferait pas de progrès. Votre imagination va toujours en avant de votre vie. Quand vous pensez à vous-même, généralement vous imaginez ce que vous voulez être, n’est-ce pas, et ça va en avant, puis on suit, puis ça continue à aller en avant, et on suit. L’imagination vous ouvre le chemin de la réalisation.

Les gens qui ne sont pas imaginatifs, c’est très difficile de les faire démarrer ; ils voient juste ce qui est là, en face de leur nez, ils sentent juste ce qu’ils sont à un moment donné et ils ne peuvent pas avancer, parce qu’ils sont bloqués par la chose immédiate. »

La Mère, le 6 juillet 1955, La voie ensoleillée, p 145

Ici la Mère donne un clé concrète afin de stimuler sa volonté à avancer vers son objectif. En proposant de stimuler l’imagination, on peut penser que cela donnera la direction et le chemin et les étapes à la réalisation future. Nous voyons donc l’importance de la pensée créatrice dans le processus de révélation de soi.

En sophrologie de nombreuses techniques de futurisation vont en ce sens. Ils permettent cette stimulation de l’être, afin de lui offrir plus de dynamisme et d’espoir. C’est une véritable stimulation des capacités de la conscience et de l’esprit. Cela permet à l’humain de s’extraire des préoccupations seulement quotidiennes : dormir, se nourrir et consommer !

C’est l’effort qui donne la joie

« C’est seulement l’effort, en quelque domaine que ce soit – l’effort matériel, l’effort moral, l’effort intellectuelle -, qui crée en soi certaines vibrations qui vous permettent d’entrer en rapport avec les vibrations universelles, et c’est cela qui donne la joie. C’est l’effort qui vous sort de l’inertie ; c’est l’effort qui vous rend réceptif aux forces universelles. « 

La Mère, le 13 janvier 1951, La voie ensoleillée, p 73

Cette citation peut nous faire penser à la célèbre phrase : ce qui compte ce n’est pas le but, mais le chemin. C’est arpenter le chemin pour atteindre le but qui valorise l’expérience et la satisfaction suprême d’arriver au but. Les films ou livres qui racontent une aventure ne s’attardent pas à raconter seulement le but, mais le chemin parcouru, le franchissement de tel ou tel obstacle. Et plus l’effort est ardu et plus le héros se révèle !

Conclusion

Entamer une démarche intérieure est le commencement d’une noble quête. Si l’acte de méditer est porteur de cette quête, d’un questionnement profond, d’un but à atteindre, alors la porte du chemin s’ouvre. Ce chemin est concentration, ce chemin est effort, ce chemin est joie… et il nous liera de manière unique et vivante à l’univers !

Mes commentaires n’engagent que moi ! A vous de méditer librement ces belles phrases de la Mère. Elles vous inspirerons sans doute d’autres voies de compréhensions et de réalisations de vous-même !

Elisa Commarmond, sophrologue

414-La-voie-ensoleillee.jpgLe livre la Voie ensoleillée

Ce recueil se propose de donner une vue d’ensemble du chemin spirituel tracé par la Mère.

https://www.livres-spiritualite.com/produit/la-voie-ensoleillee/

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