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Sophrologie & Vivance ou vivre la vie en soi !

Dans cet article je vais vous présenter le grand principe phare de la sophrologie : la vivance ! Toute la pratique à pour but de vivre cette expérience là. La vivance c’est quoi ? On peut simplement dire que c’est vivre la vie en soi !

Je suis ostéopathe et pour moi la vie du corps est une réalité, c’est magique ! Je me suis souvent dit : « ah si les gens pouvaient se rendre compte qu’il y a vraiment de la vie en eux et même une petite conscience cellulaire qui travaille en eux tout le temps ! » Et aujourd’hui je suis heureuse car j’ai une bonne nouvelle !

La bonne nouvelle c’est que vous pouvez grâce à la pratique de la sophrologie, rencontrer cette magie de la vie dans votre corps, par vous-même ! Hé bien oui !

Vivre la magie de son corps, c’est possible !

Ce qui me permet d’avancer ces propos, c’est qu’en me formant à la sophrologie, j’ai découvert que sa pratique permettait d’apprendre à l’humain à entrer en lui et dans la vie de son corps. Et ce, de manière très profonde ! Vivre le corps, sa verticalité, vivre sa peau, ses tissus, ses muscles, ses os, ses cellules, jusqu’à ses molécules ! Ajouter à cela le vécu de toute la conscience, la vie qui sous-tends ces éléments, qui ne sont pas des minéraux inertes.

Vivre cela, c’est magique et source d’une vraie harmonie…

Je recommande et j’aime la sophrologie car c’est une méthode d’introspection rigoureuse et fiable. Elle permet à tous d’accéder à de beaux ressentis (et de se rapprocher de la méditation en douceur), en toute sécurité. On peut retrouver cette simplicité, rigueur et sécurité dans les trois définitions de la sophrologie que je vais vous proposer ci-dessous :

La sophrologie c’est simple !

Car c’est simplement « La vie vécue dans le corps« . C’est la première définition que je donnerai de la sophrologie. Cette notion de « vie vécue », se nomme en sophrologie : la Vivance. Cette notion est essentielle, car toute pratique en sophrologie doit permettre cette expérience. C’est simple car tout le monde peut vivre cela ! Cela commence par une sensation de vie, de chaleur, de circulation, de picotement… et plus il y a pratique et plus les vivances deviennent riches, individuelles, profondes. C’est une démarche de connaissance de soi ou de dévoilement de sa conscience, comme nous aimons le dire en sophrologie.

La sophrologie c’est que du positif !

La deuxième définition phare que je donnerai à la sophrologie c’est : « se transformer par le vécu du positif ! ». En effet, le principe de transformation de soi en sophrologie est basé sur le vécu intense du positif en soi. Et c’est vrai que nous avons tellement tendance à voir que ce qui ne va pas (c’est le fonctionnement automatique du cerveau!), alors inverser cette vapeur offre une grande dignité.

Avec la sophrologie, on garde les pieds sur terre !

La troisième définition que je donnerai serait : « C’est la recherche de la réalité vécue ». On se concentre sur le positif d’accord, mais le tout est de ne pas avoir des lunettes roses non plus ! Il y a cette rigueur dans la méthode en sophrologie qui nous demande d’aller toujours chercher le vécu réel, la vie et de le nommer avec précision. Cette rigueur là  bien appliquée évite de planer sans sa sphère intello, ce qui peut vite nous mener à des illusions et nous couper finalement de la vraie vie et de son processus évolutif. Et cet effort de toujours chercher ce qui est vrai et vivant, vécu réellement, permet comme une union de la conscience et de la vie. Vivre cela peut amener à des vécus qui vont beaucoup plus loin, qu’une sensation de bien-être !

Partage du vécu de la vie en moi…

Afin d’illustrer mes propos je vais vous partager ce que j’ai écrit suite à une sophrologie. C’était suite à une technique qui s’appelle « Manence et rétromanence des capacités ». La manence, c’est aller en soi dans ses profondeurs, comme si l’on plongeait dans un océan. Cela permet d’aller découvrir ses capacités intérieures (biologiques) et de les faire remonter avec la rétromanence.

« Dans la manence, au plus profond de mon être, j’ai entendu réellement de la musique classique. Cette musique orchestrait mes cellules et des groupes cellulaires en harmonie. Je vivais ainsi l’homéostasie ou l’équilibre de mon corps en bonne santé ! Je me ressentais en tant que conscience, esprit, unie à la force mystérieuse qui est l’origine des mouvements et de la vie en moi… »

Ce vécu a été très puissant et m’a amené à approfondir ce travail avec la dimension des sons en sophrologie. Ces méthodes permettent d’explorer ces profondeurs de l’être et effectuer un travail de recherche intérieur afin de comprendre (et surtout de vivre!) les différences subtiles entre ce qu’est : l’être, la conscience, l’esprit et l’âme en soi… Ce travail c’est un autre volet de la sophrologie qui en tant que science permet d’étudier la conscience humaine. Comme quoi cette méthode a une dimension très profonde que l’on ne soupçonne souvent pas au départ !

Elisa Commarmond Sophrologue & Ostéopathe

 

 

La Sophrologie et l’enfant

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode psychocorporelle associant des exercices corporels, de respiration et de visualisation. Elle vise le réveil en douceur des capacités humaines : confiance en soi, mémorisation, schéma corporel, sécurité intérieure, concentration, se recentrer sur ses valeurs etc… Sa richesse est qu’elle est très adaptable dans différents domaines et à tout âge de la vie : médecine, enfants, personnes âgées, sportifs, femmes enceintes…

La sophrologie pour l’enfant (ici entre 2 et 8 ans), vise à découvrir sous forme de jeux son schéma corporel. Loin d’être des jeux anodins ces exercices sont véritablement la base de l’équilibre de l’individu et ce même chez l’adulte.

En effet, la méthodologie sophrologique (la 1ere relaxation dynamique notamment) commence toujours par des exercices visant à vivre sa corporalité. Vivre son corps en exécutant des gestes – pour la plupart issus du yoga – de manière concentré permet à l’individu d’intégrer son schéma corporel et de ressentir la vie qui y circule.

Apprendre à être à l’aise avec son schéma corporel apporte de nombreux bienfaits que nous ne soupçonnons souvent pas : confiance en soi, plus de stabilité face au stress, une meilleure image de soi, une meilleure concentration etc…

Quel intérêt de la sophrologie pour l’enfant ?

Nous savons que les périodes de la petite enfance, l’enfance et l’adolescence impliquent de nombreux changements corporels. Depuis la naissance la motricité se développe à grand pas (c’est le cas de le dire !) : se retourner, ramper, faire du quatre pattes, marcher, courir, apprendre l’équilibre, faire du cloche pied, marcher sur une poutre, grimper aux arbres, faire du vélo etc…

La sophrologie peut grandement aider à intégrer et mieux vivre ces passages entre chaque période de développement.

Le corps n’étant pas dissocié de la conscience humaine – les neurosciences montrent de plus en plus l’interaction entre le corps et le cerveau – intégrer le schéma corporel peut aussi aider au développement cognitif de l’enfant : développement du langage, la conscience de soi, l’autonomie, le raisonnement, la lecture, le calcul etc…

Sophrologie ludique

La sophrologie est créative et s’adapte à l’âge de l’enfant et à sa capacité de concentration (entre 2 et 4 min chez le tout petit). Les exercices sont ludiques, rigolos 🙂 et bien souvent accompagnés d’histoires contées. Ils sont bien sur choisis afin que l’enfant puisse aisément réaliser l’exercice en toute sécurité. Chaque exercice est très simple à appliquer même à la maison ! A la fois l’enchainement des exercices sont porteurs de sens et créent forcément un effet bénéfique et en douceur chez l’enfant.

Quelques exemple d’exercices

Jeu du coussin (entre 3 et 12 ans) : L’exercice consiste à prendre un petit coussin, l’enfant prend une inspiration, ferme les yeux et pendant ce court instant il imagine qu’il met dans le coussin tout ce qui l’énerve et met en colère. Ensuite il jette le coussin au sol pendant l’expiration ! Pendant que l’enfant souffle et jette le coussin il évacue ses tensions, colères, trop plein d’énergie. La synchronisation avec la respiration est importante car elle permet l’apprentissage de la maitrise du souffle… et donc de la maitrise de soi. C’est aussi un bon moment de rigolade et qui détend l’atmosphère !

Le hérisson « grignote soucis » (à partir de 1 an) : prenez une petite balle à picot. C’est un hérisson ! Et ce hérisson à le pouvoir de grignoter les soucis. Le hérisson parcours le corps de l’enfant en grignotant, ses peurs, ses angoisses, ses émotions négatives, sa tristesse, sa colère etc… L’enfant (surtout le tout petit entre 2 et 4 ans) peut aussi nommer les parties de son corps.

La balle qui monte et qui descend ou la respiration abdominale (à partir de 2 ans et demi) : l’enfant peut s’allonger au sol sur le dos, se munir du hérisson (vu précédemment), d’une balle ou son doudou et le positionner sur son ventre. Le but de l’exercice est qu’il respire en gonflant son ventre pour faire monter le doudou et souffler en rentrant le ventre pour faire descendre le doudou. L’adulte peut faire l’exercice en même temps afin que l’enfant vous imite (et au passage cela apprendra la respiration abdominale au parent aussi 😉

Conseils de lecture

Si vous voulez pratiquer par vous même quelques exercices je vous conseille ces deux livres.

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Sophrologie : Les contes du bien-être de Marinna Aoun – aux éditions Mango
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Gaston la Licorne – Mes émotions de Aurélie Chien Chow Chine aux éditions Hachette

Elisa Commarmond sophrologue & ostéopathe à Fontainebleau et Paris

Méditation & conscience : de l’effort au vécu méditatif

Le grand flou sur la méditation

Un peu de discernement s’impose car s’il y a une chose qui est peu développée dans le domaine méditatif, c’est le discernement. A lire sur internet ou dans des ouvrages, tout quasiment peut être qualifié de méditation.

On entend parfois des personnes dire qu’elles méditent au cours d’activités banales du quotidien, sous la douche ou en courant. Elles laissent aller leurs pensées sans avoir de démarche d’effort en particulier. Non, marcher en flânant dans la foret ou dans la rue, ce n’est pas forcément méditer. Il est possible bien sûr de méditer en situation avec de l’entrainement, mais l’individu lambda qui ne fait jamais aucun exercice intérieur et qui se vante de méditer comme ça d’un coup de baguette magique… Mmm, c’est louche !

Appelons un chat, un chat ! Si l’on compare la méditation au milieu sportif, c’est comme si vous vous qualifiez de sportif, alors que vous ne faite qu’utiliser votre capacité motrice : la marche. Ce serait ridicule !

Alors essayons de structurer les choses afin de chasser ce flou !

Réfléchir et se concentrer

En étant à l’intérieur de soi que peut-on y faire à part laisser aller ses pensées ? On peut réfléchir !  En général réfléchir demande effort intellectuel plus ou moins intense. La réflexion sur un livre que l’on a lu, un sujet, un problème. Cela est de la réflexion plus ou moins profonde associée à de la concentration. Ces notions de réflexion et de concentration, sont des outils de base pour méditer, mais l’on ne peut pas encore qualifier cela de méditation. En langage sportif, c’est comme si vous étiez en tenu de sport et doté d’un corps avec une condition physique entretenue.

Disons que vous utilisez des capacités cérébrales naturelles. Or méditer demande d’amener nos capacités de l’esprit plus loin que ce qui est naturel. Nous avons tous la capacité de méditer, mais cela demande un effort ! Tout comme nous avons tous la capacité de faire un 100m en 15 secondes, mais cela demande des efforts, de l’entrainement, des connaissances etc… Hé bien c’est la même chose dans la démarche intérieure !

Commencer une pratique méditative sérieuse, demande effort de l’esprit dirigé vers un but précis. Suite à une première phase d’entrainement et l’acquisition de connaissances, il  y a une notion de passage de seuil à l’intérieur de soi et l’accès à un niveau supérieur de son être. Le passage et l’accès à ce seuil demande des efforts de concentration intense… et ce n’est que le tout début. Ensuite l’aventure créatrice peut commencer !

L’effort méditatif

L’effort va consister à rester concentré et conscient dans ce niveau supérieur de son être, pour y être créateur. C’est-à-dire que dans cet espace hors du commun nous allons penser, réfléchir, se questionner. Mais les pensées et les questions qui vont émerger seront de toute autre nature que la simple réflexion profonde. En étant dans le plus haut niveau de soi, nous accédons à un état d’être et un état de penser autre que la pensée ordinaire. Nous avons un point de vue plus sage, plus profond, des prises de consciences. C’est comme si nous étions au cœur des choses, de son être et des pensées. L’effort méditatif nous rapproche de la source de notre sagesse intérieure. Cela ne trompe pas !

Le vécu méditatif

De ce dynamisme intérieur issu de notre concentration, nous allons ensuite nous ouvrir à des réponses, à nos réponses. Des réponses de l’univers, de notre âme, de notre voix intérieure, de nos mémoires cellulaires, de l’espace quantique inconnu et illimité… Peu importe le nom donné car elle est libre et varie selon notre culture spirituelle. L’idée dans la démarche méditative est ouverte, universelle et libre de tous dogmes.

Ce qui compte c’est l’expérience et tout ce qui favorise l’expérience.

En sophrologie c’est la notion de Vivance. C’est l’émergence du vrai en soi, de la vie en soi. Cette vie n’est mesurable par aucune expérience scientifique. Quand un vécu est sincère et profond, il nous paraîtrait ridicule de vouloir qu’il soit prouvé à l’aide d’électrode ! L’expérience est telle qu’elle est indéniable et indéfinissable par l’autre. Et son partage touche tellement l’autre, l’autre ressent tellement la sincérité et la vie du vécu dans l’instant, que l’idée de prouver quoi que ce soi est inutile.

La vie, le vécu est la preuve dans l’instant.

De l’expérience spirituelle au créateur

En méditation nous appelons cela : l’expérience spirituelle. Pour être plus précise, je dirais que l’expérience spirituelle est d’un niveau supérieur à la vivance, dans la mesure ou le lien à l’esprit et l’Âme est plus profond. Selon la méditation pratiqué il peut y avoir un lien plus conscient au monde spirituel, aboutissant à une collaboration consciente (avec son Âme ou Ange). C’est la stade du (vrai) créateur. L’action est empli de conscience (lumière) et de force intérieure puisée dans sa source du cœur et du monde spirituel. Une telle action sert forcément les autres, l’humanité et son avenir.

En conclusion

Vivre cela nous montre effectivement que cet état de conscience, de vie intérieure est totalement différent de la conscience ordinaire. J’expérimente que non, je ne suis pas dans le même état de conscience en étant dans le plus haut de moi en méditation, que lorsque je laisse aller ma conscience à surfer sur mon iPhone ou le net ! C’est même l’opposé.

Elisa Commarmond – Sophrologue & ostéopathe

 

Les étapes de dévoilement de la conscience en sophrologie

La sophrologie dispose de nombreuses techniques. Chacune peut être individualisée selon un but précis que veut atteindre le sophronisant. Nous pouvons traverser une période difficile ou bien nous préparer à un examen ou une compétition. La sophrologie va adapter sa technique au but voulu.

Mais nous ne sommes pas toujours obligés d’avoir un problème à résoudre pour faire de la sophrologie. Bien au contraire ! Le cœur de la sophrologie réside dans sa dimension existentielle de l’humain. Elle aide simplement tout humain à exister, à développer sa conscience, sa présence, ses capacités et ses valeurs. Nous pouvons dire que la sophrologie c’est apprendre à exister, dans sa dimension la plus vaste.

Méthodologie d’ouverture de conscience

La sophrologie est une science, une méthodologie et pratique intérieure dont le cœur est le courant philosophique appelé phénoménologie existentielle.

En tant que science elle étudie les phénomènes de la conscience humaine. De cette clarté scientifique le Dr Alfonso Caycedo, son créateur, a réussi à créer une méthode reproductible, simple et universelle permettant à l’être humain de dévoiler sa conscience et de vivre en paix dans l’immensité de l’espace et du temps.

Cette méthode a pour fondement douze étapes phares, douze série d’exercices qui permettent le dévoilement de la conscience humaine : les 12 relaxations dynamiques. Les quatre premières relaxations dynamiques sont déjà les quatre piliers de bases permettant à celui qui les pratique régulièrement et assidûment de vivre une véritable libération de sa conscience. C’est la base du métier de sophrologue.

La pratique des quatre premières relaxations dynamiques (RD) peuvent aider à saisir l’amplitude de son application existentielle. Tout en douceur, le sophronisant vit :

  1. sa conscience corporelle (RD1) : exercices d’inspiration Yogique
  2. puis la conscience de l’illimité de son esprit (RD2) : exercices inspirés de la méditation tibétaine
  3. puis l’harmonie entre son corps et son esprit (RD3) : exercices inspirés de la méditation Zen
  4. et enfin il rencontre et vit ses valeurs individuelles et collectives qui lui tiennent à cœur (RD4) : exercices de questionnement existentiel

Ces quatre premières étapes forment le premier cycle : le cycle fondamental. Le deuxième cycle avec les relaxations dynamiques 5,6,7 et 8 font parti du cycle radical et le troisième cycle avec les relaxations dynamiques 9,10, 11 et 12 forment le cycle existentiel.

Ces trois cycles sont inter-reliés et s’approfondissent au fur et à mesure de la pratique. L’ensemble qui les lient peut être compris grâce à l’allégorie de la caverne de Platon.

Processus de transformation de soi et l’allégorie de la caverne

Cette allégorie conte tout le processus inhérent aux techniques de sophrologie. Cela donne sens à la pratique et sa profondeur.  C’est aussi en cela – entre autre – que la sophrologie prend source dans la philosophie grecque (aussi grandement dans la phénoménologie existentielle).

La sophrologie, c’est de la philosophie pratique !

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Cette œuvre d’art montre les 4 étapes de dévoilement de la conscience en sophrologie
  1. Au départ, la conscience est voilée et vit dans une caverne sombre. Ce stade correspond à l’individu  ordinaire, qui ne pratique aucune démarche intérieure (le but de l’existence humaine est-il de dévoiler notre conscience ?)
  2. Lorsque l’on commence une pratique, la lumière commence à éclairer les murs de la caverne et l’on prend conscience des ombres qui s’agitent sur les murs de la caverne, tels les ombres/lumière que peuvent créer le feu dans une caverne. Ce stade correspond aux premières lueurs de conscience. Les illusions s’éclairent.
  3. Peu à peu l’individu se libère de ses chaines qui l’empêchent de voir la lumière extérieure et le forcent à rester dans la caverne…
  4. et un beau jour, il sort de la caverne, voit le soleil et prend sa place dans le monde.

Ces quelques lignes pour vous montrer que la méthode sophrologique peut être un travail très profond et existentiel. Ce n’est pas juste une bonne méthode pour être moins stressé ! Aussi connaitre vraiment la sophrologie demande de la pratique sur plusieurs années. Retenir cela peut permettre de ne pas fermer son esprit trop vite, en pensant déjà tout connaitre…

Elisa Commarmond – sophrologue & ostéopathe

 

La sophro présence relaxante

La sophrologie est souvent confondue avec la relaxation !

Il n’en est rien. La sophrologie n’est pas de la relaxation et d’ailleurs elle ne se pratique jamais en position allongée, mais en position assise afin de garder l’esprit réveillé. En effet la position allongée est la position du sommeil. Une séance de relaxation va vous amener dans un état de conscience proche du sommeil, et parfois vous pourrez même « piquer du nez » de temps à autre !

La relaxation vous permettra donc de lâcher prise, relâcher vos tensions corporelles et au pire de faire une petite sieste.

Pourquoi dit-on que la sophrologie n’est pas de la relaxation ?

Car le but recherché est très différent. En début de séance de méditation ou de sophrologie nous détendons le corps et les muscles, certes, mais ensuite la différence c’est que la conscience va être activée. C’est-à-dire que l’on ne reste pas passif dans un état de détente, mais on se détend au départ pour ensuite faire des activités qui réveillent des capacités de la conscience humaine.

Une séance de sophrologie est bien souvent dynamique, avec des exercices de respiration, associés à des gestes, des visualisations, des concentrations, des émissions sonores etc… Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec la sophrologie on ne s’ennuie pas pendant la séance et vous ne pouvez donc pas vous endormir !

Comment aborde-t-on la relaxation en sophrologie ?

Pourtant il existe une très belle technique qui s’appelle : la sophro présence relaxante. Comme son nom l’indique, nous allons prendre conscience et potentialiser notre capacité d’être en paix intérieurement. Cela peut être vécu comme le sentiment d’être entouré d’une bulle protectrice qui nous permet d’être détachés de l’extérieur, tout en étant très présent, tranquille en soi.

« La présence relaxante est un état d’être-présent menant à la sérénité et à l’harmonie »

Dr Chéné – Sophrologie : fondements et méthodologie

En général nous proposons cette technique à une personne qui a déjà pratiqué quelques séances de sophrologie. En effet, cet état d’être se conquiert par la répétition des séances. Lorsque l’on pratique la sophrologie ou la méditation, nous nous rendons compte qu’un processus vivant se met en place et que nous construisons réellement un espace en soi. Un espace de conscience (que l’on appelle conscience phronique en sophrologie), qui grandi, grandi et grandi et qui transforme notre vie, ou notre manière de voir la vie. Nous expérimentons alors que oui, nous sommes sorti de notre conscience ordinaire (ou inconscience), pour être dans une conscience pleine de soi. Et ça c’est extra-ordinaire !

Nous pouvons aussi dire que nous expérimentons une vivance de l’Être (+ sophro : aussi activée avec la 6e relaxation dynamique du cycle radical). Nous expérimentons la vie de l’être que nous sommes. C’est-à-dire que nous expérimentons une connaissance de nous-même au travers de perceptions concrètes, vivantes et en perpétuelle évolution (la vie quoi !). C’est un vécu qui peut être très profond car nous entrons au cœur de notre existence d’être humain, traversé par le principe de Vie. Ce sentiment peut générer une belle plénitude intérieure et une réconciliation avec soi, son corps, la nature. Nous pouvons aussi appeler cela la sécurité intérieure… la meilleure alliée anti-stress !

« La présence relaxante est une sorte de compagne harmonisatrice dont le vécu quotidien est générateur de confiance, d’harmonie et d’espoir»

Dr Chéné – Sophrologie : fondements et méthodologie

En effet, bien souvent nous vaquons à nos occupations, sans être conscients de la magie de la vie qui est à l’œuvre ne serait-ce que dans notre corps, dans nos cellules. Nous sommes même souvent coupés de notre corps. Avec la pratique de la sophrologie la vapeur s’inverse car nous retrouvons l’essentiel en nous : le vécu la vie dans notre corps, la vie de la respiration, le pétillement joyeux des cellules, la capacité d’augmenter notre vitalité, le vécu des valeurs chers à notre cœur et donnant du sens à nos actions.

C’est pour toutes ces raisons et d’autres à découvrir qu’il est dit que la sophrologie c’est : apprendre à exister !

Alors j’espère que ces quelques lignes vous motiverons à pratiquer 🙂

Elisa Commarmond, sophrologue relaxée

Être soi, pour être présent

Dans le domaine du développement personnel on entend souvent : « il faut vivre l’instant présent pour être en paix »…

Si l’on en reste au premier abord, on peut se dire que « vivre l’instant présent » ne nécessite pas trop de changements et d’efforts. Cela est en fait très difficile d’être zen tout de suite, à moins d’avoir de base un tempérament calme (tempéraments Terre et Eau). En fait la clé est dans l’effort intérieur de concentration, de saisissement de soi et de son identité profonde (au-delà des rôles extérieurs).

Être soi pour être présent

Et si la quête de pleine conscience ou celle de vivre l’instant présent,  cachait une quête plus profonde ? Celle d’être pleinement soi-même tout simplement !

Or s’il s’avère que c’est cela la vrai recherche, il est vital d’y répondre ! Or la réponse ne se trouve pas tout seul sans rien faire, mais dans une démarche plus dynamique, c’est à dire  de questionnement intérieur. Après que l’on ait fait cela on pourra vivre l’instant présent…

En réalité pour vivre l’instant présent, vraiment, il est illusoire de vouloir le vivre tout de suite. Pourquoi ? Car cet état d’être est le fruit d’une quête et d’un effort plus élevé pour être soi. C’est en étant plein de Soi que l’on devient présent. Si l’on n’existe pas, que l’on ne se questionne pas sur « qui je suis » profondément et si l’on reste avec une conscience ordinaire, alors sans nous en rendre compte nous restons vide intérieurement… et nous ne sommes pas vraiment présents. Nous sommes présents en surface, « collés » au monde extérieur, mais notre monde intérieur reste un territoire inconnu, inoccupé par l’esprit que nous sommes.

Finalement, il ne sert pas à grand-chose de chercher à méditer pour faire le vide, car si nous nous contentons de vivre qu’à l’extérieur de soi, nous le sommes déjà !

Commencer une démarche intérieure permet de faire le plein en soi. Peu à peu nous découvrons que notre monde intérieur peut être extraordinaire et riche de belles capacités. Notre vie se (re)créer et se transforme pour devenir une vie pleine de soi, pleine de sens et avec des instants extraordinaires. Alors on n’aura plus d’efforts à faire pour être présents !

Ce sera un état d’être naturel !

Notre vie sera tellement intense et vivante que l’on aura envie d’être là et nous n’aurons plus besoin de fuir dans des désirs extérieurs et matérialistes. L’esprit, son monde intérieur (ou conscience phronique en sophrologie) aura tellement de « poids » en soi qu’il sera difficile de faire autrement… que d’être soi ! en pleine conscience de Soi !

En résumé :

L’état d’être de présence intérieure véritable ne peut venir que d’une activité d’un esprit créateur qui change son environnement à mesure qu’il se transforme de l’intérieur. Elle implique une démarche dynamique à l’origine, qui va engendrer des transformations et par la suite : un état d’être en équilibre et la présence. Cette présence sera la conséquence d’un effort d’intégrité permanent.

Elisa Commarmond, Sophrologue