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Sophrologie spécial automne : vitalité et valeur de Liberté !

En début d’automne*, nous ne sommes pas toujours au top de notre forme, un peu de régénération s’avère parfois nécessaire. Mais comment faire ? Nous savons à peu près comment régénérer notre corps, mais notre esprit, comment le dynamiser, retrouver du peps ?!

*Pour en savoir plus sur la saison d'automne, les défis intérieurs et un point de vue plus spirituel sur les saisons voir la conférence vidéo de Pierre Lassalle : Action & Avenir.

Nous savons que l’un et l’autre, le corps et l’esprit, s’influencent. Si vous êtes trop fatigué physiquement, forcément vous n’allez peut être pas avoir le moral… mais l’inverse est aussi vrai ! Si vous vous ennuyez dans votre vie et que vous n’êtes pas en accord avec vos valeurs, alors vous pourrez aussi sentir de la fatigue.

Que faire pour éviter d’en arriver là ? De nombreuse solutions existent et sont à individualiser selon ses centres d’intérêts, son caractère et sa période de vie. Vous pouvez pour cela commencer par vous questionner :

  • quand j’ai une baisse de moral, quel en est souvent la cause ? : manque de sommeil, de nature et d’ancrage à la terre, trop de charge de travail, manque de sport, je n’exprime pas ce que je souhaite, manque de créativité, mauvaise hygiène de vie, trop collé à mes écrans, syndrome prémenstruel (pour les femmes of course 😉 etc…
  • quelle activité me régénère, me rend joyeux, génère de nouvelles impulsions ou idées ? ballade en nature, discussion avec un(e) ami(e), la lecture, méditation, sport, yoga, voyages, écoute musique, voir film inspirant, jardinage etc…
Solutions en sophrologie

La sophrologie s’adapte au différents cas de figure. Plusieurs techniques s’offrent à soi, selon si l’on souhaite rédynamiser son corps ou son esprit, ou les deux. Nous allons présenter trois techniques. La première est plus corporelle, la deuxième est est lié au corps/esprit/énergie et la troisième concerne plus l’individualité/l’être/la conscience/l’âme (selon la profondeur et le niveau de conscience sur le moment).

La Sophro-Stimulation Vitale : c’est une technique basée sur la concentration et la respiration dirigée vers la stimulation des organes vitaux. Sur l’inspiration nous nous chargeons d’intentions positives et sur l’expiration nous augmentons la circulation sanguine et vitale au niveau de nos organes. Lorsque nous prenons bien le temps de vivre cette stimulation vitale, d’entrer dans les phénomènes qui apparaissent au corps et à la conscience, nous pouvons ressentir un regain d’énergie nous habiter de nouveau. Pour pratiquer cette technique cliquez ici.

Le voyage dans le Soleil : les techniques de voyages sont basées sur des visualisations. Elles amènent à des vivances de l’esprit. La technique précédente concernait une vivance du corps = ressentir la vie dans le corps, alors qu’une vivance de l’esprit consiste a ressentir la vie de l’esprit = sensation d’illimité de sa conscience (à savoir le corps à des limites, alors que la conscience n’a pas de limites physiques). S’imaginer aller se régénérer dans le soleil peut faire ressentir beaucoup de chaleur concrètement. C’est sur, ce n’est pas juste en l’imaginant vite fait comme ça, que cela va créer un effet. Cela demande d’avoir vécu de belles vivances du corps avant et pratiqué la notion de phénoménologie, ce qui permet de lâcher ses limites qu’impose le mental (« du genre : « c’est quoi cette technique ? » « ouais pfff aller dans le soleil, n’importe quoi »).

La sophro-présence des Valeurs : la notion de valeurs existentielles est très importante en sophrologie. C’est un des piliers de la méthode et c’est ce qui donne toute sa profondeur et sa justesse dans l’adaptation à l’existence humaine. En effet, vivre ses valeurs (la liberté, les amis, l’art, la beauté, la connaissance, la nature, l’universalité), les ressentir profondément en soi, peut permettre de retrouver du sens à ses actions, sa vie, d’avoir de nouveaux projets, sortir de la monotonie, être enthousiaste !

En pratique

  1. Vous pouvez vous poser en position assise, le dos droit, les mains posées sur les cuisses. Vous faites quelques respirations profondes, abdominales. Vous sentez les appuis de votre corps sur la chaise, sa pesanteur, sa forme… Vous prenez conscience de la forme de votre corps posé, en train de se détendre…
  2. Vous allez pratiquer une sophro stimulation vitale abrégée… A l’inspiration vous augmentez votre énergie, vous vous chargez en énergie et à l’expiration vous stimulez la circulation sanguine dans vos organes vitaux… Faites cela une dizaine de fois de la tete aux pieds…
  3. Vous allez ensuite imaginer un endroit de nature calme et ensoleillé. Vous vous imprégnez bien de l’ambiance, des détails et vous allez vous concentrer sur les sensations de chaleur sur votre peau, le visage, le torse, le ventre, les jambes, les bras…
  4. Une fois que vous vous êtes bien régénéré, vous allez laisser venir à votre conscience une valeur importante pour vous. Vous choisissez une valeur qui vous tient à cœur, qui donne du sens à votre vie… peut-être une valeur individuelle pour commencer… la liberté par exemple… « Qu’est ce pour moi être libre ? », « comment je vis la liberté dans ma vie ? », « Est-ce que je défends ma liberté ? », « qu’est ce que je ressens quand j’évoque en moi la valeur de liberté ?« …
  5. Laissez venir les phénomènes, ressentis, idées, sans a priori…. sans jugements, sans attentes… Laissez bien ouvert cet espace intérieur, où tous les possibles peuvent s’exprimer… et peut être même vous surprendre… C’est un moment de rencontre avec vous même, un moment de rencontre libre avec votre valeur… Un espace d’existence vrai et digne de l’être humain que vous êtes…
  6. Vous pourrez lorsque vous le souhaitez lâcher les images, remuer les pieds, les jambes, vous étirer, bailler et rouvrir les yeux à une vie nouvelle chargée de vitalité et de vos valeurs….

Elisa Commarmond, Sophrologue & ostéopathe

Propos sur l’Âme – François Cheng

Après avoir souligné dans un de mes précédant article, le magnifique passage sur la Joie et la Beauté de François Cheng lors de l’émission La Grande Librairie, voici une autre partie très intéressante sur l’Âme. Il en parle avec beaucoup de respect et de beauté.

Mais ce que j’ai apprécié dans ses propos, c’est la précision de son langage. En effet François Cheng souligne bien la différence entre l’esprit, l’âme et la conscience et ce, de manière non intellectuelle. Chaque mot prononcé à une profondeur et un vécu. Cela se ressent par le rythme qu’il utilise, il va chercher le vrai sens de ce qu’il veut exprimer. Il y a comme un souffle dans ses silences, qui rythme ses mots.

C’est à se demander s’il ne pratique pas la sophrologie hihi, car c’est cette authenticité et ce vécu précis qui est recherché dans la dimension de la quête de la conscience en sophrologie.

Avoir une telle clarté de pensée (à son âge !) et une telle précision dans les termes utilisés concernant l’âme humaine et le sens de la vie, montre toute la beauté et la profondeur de ce que peut être un homme qui à médité toute sa vie !


François Cheng : Tout corps vivant est animé. Ça veut dire que dans un corps vivant il y a un ensemble d’organes qui sont animés. Et dans le même temps, il y a dans ce même corps, une force qui les anime. Les anciens désignaient cela par le couple Anima – Animus, c’est-à-dire plus concrètement c’est Âme et Corps.

Qu’est ce qui donne à l’Âme cette force d’animer ?

Et là, toutes les cultures donnent la même réponse, parce que l’âme est relié au souffle de vie, c’est-à-dire souffle vital. Donc l’âme est une notion universelle. Seulement voilà, à partir d’une certaine époque – récente d’ailleurs – en occident, l’Homme émancipé, fier de son esprit qui a conquis la matière… rejette l’âme. Rejette l’idée même de l’âme ! La considérant comme un résidu de l’obscurantisme religieux.

Il s’agit là d’une amputation, qui est un appauvrissement et qui comporte ses dangers. Parce que cet Homme – qui ne jure que par son esprit, qui ne jongle qu’avec le dualisme corps-esprit – il ne sait pas que ce dualisme corps-esprit, fini souvent par la soumission de l’esprit à la tyrannie du corps, tant qu’il est vrai que les désirs qui habitent le corps sont impérieux et insatiables.

En sorte que, ce dualisme corps-esprit prôné par beaucoup de théoriciens, par beaucoup de penseurs, abouti par une sorte de hédonisme lassant et morbide qui est un système clos. Alors que – je le répète – la constitution de notre être est ternaire et non pas duelle. C’est-à-dire : corps, âme et esprit.

François Busnel : Et ou se situe la conscience dans tout cela ?

La conscience bien sur appartient à l’esprit, mais il y a une part inconsciente qui fait  partie de la conscience, qui appartient à l’âme.

L’esprit est basé sur le langage, sinon personne n’aurait pu développer son esprit. Donc il a un caractère conscient et général qui permet l’organisation rationnelle de la société et qui permet des recherches très poussées dans le domaine scientifique.

Mais l’âme, c’est cette part la plus sensible, la plus intime qui nous donne la capacité de ressentir, d’aimer, de tendre vers une forme de création artistique – qui relève de l’âme – et puis surtout de se relier intuitivement à une forme de transcendance qu’il perçoit comme une patrie native, qui n’est pas le résultat d’un raisonnement.

Ces deux aspects esprit et âme, permettent chez l’homme un mouvement circulaire qui est ouvert, qui est toujours ouvert. L’âme n’a rien de mièvre, ni de flou. En français on dit force d’âme, c’est-à-dire :

l’âme est souvent la source de l’héroïsme !

(…) En chaque être (ça peut être un idiot !), quel que soit son physique, son intelligence, sa culture, sa situation, ses mérites, il y a en lui, en chacun, cette ombre de respect, ce signe de reconnaissance de l’espèce humaine, c’est-à-dire ce signe de Dieu en chaque être.

Travail sur soi et corps subtils

Pourquoi travailler sur soi ?

Tout comme nous prenons soin de notre corps physique en faisant du sport, en ayant une bonne alimentation etc… la pratique intérieure comme la sophrologie ou la méditation permet de prendre soin de notre esprit et de toutes les parties de notre être qui lui sont inter-reliées.

Si nous nous intéressons à la constitution subtile de l’être humain et ses différents corps (de vitalité, de sentiments et de pensées), nous allons par notre travail intérieur les « purifier » et élever notre niveau d’énergie. Notre santé globale et notre qualité de vie relationnelle et sociale n’en sera que meilleure.

En effet, ce jeu du travail sur soi permet d’expanser notre conscience dans tous les secteurs de notre vie ! Nous devenons de plus en plus maitres de notre vie, créateurs et responsables, car c’est là que nous commençons à effectuer de vrais choix conscients.

C’est aussi une joie de sentir que ce que nous vivons de beau en méditation, peut se manifester à l’extérieur :

  • dans l’amélioration de son habitat, de son environnement énergétique, maitrise des ondes, protections électromagnétiques, plus de lien à la terre (ancrage)… pour le soin de sa vitalité (pole volontaire, membres).
  • dans l’amélioration de ses relations, son couple, de son écoute, de son ouverture aux autres… pour le soin de son corps de sentiments (pole cœur, thorax).
  • dans l’amélioration de ses pensées bienveillantes, de son état d’esprit positif, de son intérêt pour ce qui nous dépasse… pour le soin de son corps de pensées (pole tête).
  • dans l’alignement entre nos valeurs intérieures et nos actions extérieures (travail, activités associatives, voyages) pour le soin de son Être (le Soi, l’individualité, globalité ou union des 3 pôles).

Le travail sur soi ou la méditation devient alors un acte concret de transformation. Pas besoin de blabla pour parler de travail sur soi ou de ses supers méditations !

Si l’on est sincère dans sa démarche, pas besoin de blabla car notre épanouissement se voit !!

Les fruits peuvent bien sûr être différents pour chacun. Globalement nous pouvons être sur que cela génère un sentiment de dignité humaine, c’est à dire d’alignement entre tous les pôles de notre être. Je me sens digne car j’agis, j’exprime, je manifeste ce que je ressens et pense profondément dans mon cœur… Ces beaux sentiments et pensées sont plus perceptibles en méditation, lors d’une lecture calme ou lors d’une marche méditative en nature. Chacun peut trouver son activité ressource idéale. Elle peut aussi changer selon les périodes de vie et les saisons.

Par quel sujet de travail commencer ?

Le travail commence bien souvent par la construction consciente de son individualité, nous cherchons à mieux nous connaitre, à nous définir, à trouver notre but de vie (surtout jusqu’à l’age de 35 ans). Mais arrive un moment ou notre quête individuelle passe à autre chose.  En effet, plus nous nous construisons de l’intérieur, plus nous nous renforçons et plus notre intérêt pour les autres grandi. Plus nous avançons et moins nous cherchons notre bien-être personnel (surtout après 40 ans… normalement !). Notre intérêt pour les autres êtres qui nous entourent grandi : amis, associations, nature, animaux et pourquoi pas l’humanité. Nous avons envie de donner, de nous impliquer ! Notre évolution peut aussi s’exprimer extérieurement, en prenant sa place dans le monde de manière plus authentique.

Ce processus est une constante universelle concernant l’évolution de l’esprit humain. Nous pouvons aussi appeler cela : une sagesse.

J’espère que ces quelques lignes vous donnerons envie d’approfondir la démarche dans laquelle vous aurez choisi de vous engager.

Elisa Commarmond – sophrologue & ostéopathe

Conseil de lecture : si vous voulez acquérir des connaissances sur les corps subtils je vous conseille le livre Les Mystères de la Nature Humaine de Pierre Lassalle aux éditions Terre de Lumière. J’apprécie beaucoup cet ouvrage car l’auteur – qui est un expert et maitre dans le domaine du travail intérieur et méditatif – définit bien les différences entre les corps (énergétiques), la conscience, l’esprit et l’Âme.

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Description de l’éditeur :  » Découvrez un « tableau complet » de la constitution humaine. Quels sont les différents corps (physique, éthérique, astral, mental… ) et comment interagissent-ils ? Comment fonctionnent les chakras et leurs rôles ? Quelles sont les différents types d’énergies bénéfiques ou nocives pour l’homme ? Pourquoi l’individualité humaine se confronte-t-elle à l’ego ? Quels sont les différents niveaux de la psyché et du développement de l’esprit ? Quel est le but ultime de notre évolution ?… Un ouvrage qui permet d’appréhender les ressources infinies de notre être. »

 

La sophro présence relaxante

La sophrologie est souvent confondue avec la relaxation !

Il n’en est rien. La sophrologie n’est pas de la relaxation et d’ailleurs elle ne se pratique jamais en position allongée, mais en position assise afin de garder l’esprit réveillé. En effet la position allongée est la position du sommeil. Une séance de relaxation va vous amener dans un état de conscience proche du sommeil, et parfois vous pourrez même « piquer du nez » de temps à autre !

La relaxation vous permettra donc de lâcher prise, relâcher vos tensions corporelles et au pire de faire une petite sieste.

Pourquoi dit-on que la sophrologie n’est pas de la relaxation ?

Car le but recherché est très différent. En début de séance de méditation ou de sophrologie nous détendons le corps et les muscles, certes, mais ensuite la différence c’est que la conscience va être activée. C’est-à-dire que l’on ne reste pas passif dans un état de détente, mais on se détend au départ pour ensuite faire des activités qui réveillent des capacités de la conscience humaine.

Une séance de sophrologie est bien souvent dynamique, avec des exercices de respiration, associés à des gestes, des visualisations, des concentrations, des émissions sonores etc… Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec la sophrologie on ne s’ennuie pas pendant la séance et vous ne pouvez donc pas vous endormir !

Comment aborde-t-on la relaxation en sophrologie ?

Pourtant il existe une très belle technique qui s’appelle : la sophro présence relaxante. Comme son nom l’indique, nous allons prendre conscience et potentialiser notre capacité d’être en paix intérieurement. Cela peut être vécu comme le sentiment d’être entouré d’une bulle protectrice qui nous permet d’être détachés de l’extérieur, tout en étant très présent, tranquille en soi.

« La présence relaxante est un état d’être-présent menant à la sérénité et à l’harmonie »

Dr Chéné – Sophrologie : fondements et méthodologie

En général nous proposons cette technique à une personne qui a déjà pratiqué quelques séances de sophrologie. En effet, cet état d’être se conquiert par la répétition des séances. Lorsque l’on pratique la sophrologie ou la méditation, nous nous rendons compte qu’un processus vivant se met en place et que nous construisons réellement un espace en soi. Un espace de conscience (que l’on appelle conscience phronique en sophrologie), qui grandi, grandi et grandi et qui transforme notre vie, ou notre manière de voir la vie. Nous expérimentons alors que oui, nous sommes sorti de notre conscience ordinaire (ou inconscience), pour être dans une conscience pleine de soi. Et ça c’est extra-ordinaire !

Nous pouvons aussi dire que nous expérimentons une vivance de l’Être (+ sophro : aussi activée avec la 6e relaxation dynamique du cycle radical). Nous expérimentons la vie de l’être que nous sommes. C’est-à-dire que nous expérimentons une connaissance de nous-même au travers de perceptions concrètes, vivantes et en perpétuelle évolution (la vie quoi !). C’est un vécu qui peut être très profond car nous entrons au cœur de notre existence d’être humain, traversé par le principe de Vie. Ce sentiment peut générer une belle plénitude intérieure et une réconciliation avec soi, son corps, la nature. Nous pouvons aussi appeler cela la sécurité intérieure… la meilleure alliée anti-stress !

« La présence relaxante est une sorte de compagne harmonisatrice dont le vécu quotidien est générateur de confiance, d’harmonie et d’espoir»

Dr Chéné – Sophrologie : fondements et méthodologie

En effet, bien souvent nous vaquons à nos occupations, sans être conscients de la magie de la vie qui est à l’œuvre ne serait-ce que dans notre corps, dans nos cellules. Nous sommes même souvent coupés de notre corps. Avec la pratique de la sophrologie la vapeur s’inverse car nous retrouvons l’essentiel en nous : le vécu la vie dans notre corps, la vie de la respiration, le pétillement joyeux des cellules, la capacité d’augmenter notre vitalité, le vécu des valeurs chers à notre cœur et donnant du sens à nos actions.

C’est pour toutes ces raisons et d’autres à découvrir qu’il est dit que la sophrologie c’est : apprendre à exister !

Alors j’espère que ces quelques lignes vous motiverons à pratiquer 🙂

Elisa Commarmond, sophrologue relaxée

Qu’est ce que la sophrologie ?

La sophrologie c’est la science de la conscience et une méthodologie psycho-corporelle crée par le psychiatre Alfonso Caycedo. Le développement s’est déroulé entre les années 60 et 2004. Différents courants ont permis de façonner cette méthodologie. Elle associe des courants spirituels orientaux comme le yoga, le Zen avec la philosophie occidentale de la phénoménologie existentielle.

Profondément positive et hors de tout dogme, la méthode apporte des solutions concrètes afin de vivre une existence humaine épanouie, en pleine possession de ses capacités et réalisation de ses valeurs.

La sophrologie peut aussi aider à dépasser des difficultés : préparer un obstacle redouté, guérir une phobie ou une situation passé, retrouver un sens à sa vie, ses valeurs, retrouver une meilleure estime soi, maitrise de soi, confiance, affirmation etc… Le sophrologue dispose d’une cinquantaine de méthodes afin de donner des réponses individualisées et créatives au consultant.

Différence avec la psychologie et l’hypnose

La consultation de sophrologie est différente de la psychologie. Le sophrologue ne cherche pas à analyser de manière psychologique et ne vous donne aucune interprétation. Il reste neutre et à l’écoute. Son rôle n’est pas de vous donner un point de vue sur votre vie mais de vous offrir des méthodes à appliquer chez vous. C’est la pratique qui va vous permettre le développement des capacités voulues.

La consultation de sophrologie est différente de l’hypnose. Elle est même l’opposée puisqu’il n’y a pas d’induction, d’influence passive. C’est vous même qui activez librement et en pleine conscience vos capacités par l’entrainement. Aussi votre entrainement permet un résultat durable dans le temps.

La sophrologie est-elle magique ?

Oui car ça marche ! C’est l’esprit humain qui est magique ! Et non car il n’y a que vos efforts de pratique de séances proposées par le sophrologue qui puissent donner des résultats.

La conquête de votre esprit c’est comme un sport ! Personne ne peut faire du sport à votre place. Il faut se motiver au départ et ensuite il est difficile de s’arrêter tellement vous en ressentez les bienfaits !

Les 3 fondements de la sophrologie

  1. L’idée principale de la sophrologie est la phénoménologie existentielle, c’est-à-dire vivre les phénomènes tels qu’ils apparaissent à la conscience sans jugements. Cette philosophie permet d’apprendre le non-jugement de soi-même et de laisser émerger la nouveauté en soi.
  2. La notion de vivance est la deuxième fondamentale. C’est apprendre à vivre la vie en soi. En sophrologie nous ne cherchons pas à faire des visualisations intellectuelles, mais à créer une expérience intérieure qui va faire émerger un phénomène intérieur. Vivre ces phénomènes vous donne des repères de vécus authentiques. Ce sont des expériences vraies, les vôtres. Elles vous permettent – pour le moins – de faire grandir votre conscience, d’avoir une meilleure confiance en vous et de cultiver un nouveau regard sur la vie.
  3. Vivre ses valeurs est la troisième fondamentale en sophrologie (l’étude des valeurs se nomme l’axiologie). Après s’être reconnecté à son corps, à son esprit grâce aux vécus de phénomènes vivanciels, nous pouvons méditer, nous questionner et vivre nos valeurs existentielles. La vivance des valeurs humaines, c’est comme le cœur de l’existence car cela donne une liberté profonde et sens à notre existence sur Terre.

Vivre en accord avec soi-même

La sophrologie – tout comme la méditation – vous permet de vous connaitre vous-même depuis l’intérieur de manière vivante.  Mieux vous connaitre au delà des rôles extérieurs donne un sentiment de liberté unique. La découverte de votre conscience extra-ordinaire et illimité permet de faire éclore depuis votre intérieur, les initiatives, les idées et la force à partir de laquelle harmoniser votre vie extérieure afin qu’elle soit en accord avec vous et vos valeurs. En sophrologie c’est l’étape du redéploiement existentiel dans le monde.

Pour en savoir plus

Vous pouvez suivre mes articles de Blog sur la sophrologie, notamment : La sophrologie ou faire la paix avec l’espace et le temps – La phénoménologie ou l’accueil de la vie en soi – La concentration et la contemplation

A bientôt pour de nouvelles éclosions ! 😉

Elisa Commarmond – sophrologue & ostéopathe à Fontainebleau et Paris

La phénoménologie ou l’accueil de la vie en soi

La phénoménologie, c’est quoi ?

La phénoménologie est un courant philosophique occidental (créé par Edmund Husserl). Il est important d’en comprendre le sens car c’est le cœur de la pratique de la sophrologie ! C’est sa philosophie source et le sens de toutes les guidances menées par le sophrologue. On peut dire que la sophrologie est issue de la phénoménologie existentielle.

Au niveau de la pratique cela veut dire : vivre les phénomènes tels qu’ils apparaissent à la conscience sans jugements. Cette philosophie mise en pratique permet d’apprendre le non-jugement de soi-même et de laisser émerger la nouveauté en soi.

Cette notion de phénoménologie, je ne l’ai pas comprise au départ. Mais je l’ai comprise par le vécu. Je la trouve fondamentale aujourd’hui car elle permet l’émergence du phénomène et respecte la liberté totale de l’individu.

La phénoménologie en ce sens est une éthique protectrice de la vie et des vivances.

L’état d’esprit pour rester jeune

En ce qui me concerne l’état d’esprit phénoménologique m’a permis de lâcher mes coquilles vides et croyances qui empêchaient ma progression spirituelle.

Je me rends compte que la vie est toujours dans le phénomène, la surprise et elle source de nouveauté. Me fermer au phénomène en étant trop « dans ma tête » par exemple, c’est quelque part m’accrocher à ce que je crois savoir, m’accrocher au passé. Si je reste trop longtemps dans ce manque de vie et de pratique, ma pensée se rigidifie, se dogmatise et je m’enorgueillis. C’est cela être vieux !!

C’est là que l’on peut dire que l’on vieillit spirituellement parlant ! Sans la sève de la vivance on devient un arbre sec !

Faire l’effort pour rester dans le phénomène, écarter toujours ce que l’on sait, faire la pause en restant ouvert est une belle clé pour rester vivant et jeune d’esprit.

La phénoménologie c’est la porte qui ouvre la vivance, c’est la voie qui mène à la renaissance !

La phénoménologie en pratique sophro

Dans la pratique d’une sophrologie, les guidances sont souvent entrecoupées de pauses. Ces pauses sont très importantes car elles permettent l’émergence des phénomènes intérieurs. Pendant ce temps de pause, nous restons en accueil intérieurement, à l’écoute de ce qui se présente en soi : des sensations, de la chaleur, un sentiment, des picotements, de la circulation d’énergie…. Et il se peut qu’il ne se présente rien de spécial ! Mais ce n’est pas grave en soi. Pour nous sophrologue, le fait qu’il ne se présente rien de spécial est un phénomène en soi à accueillir sans jugement.

Alors si il ne se présente rien, bien souvent le sophronisant s’inquiète un peu ou se juge nul. C’est possible au début et cela arrive pour toute démarche intérieure débutante ! Nous sophrologues ou méditants expérimentés, devons l’encourager à persévérer car nous savons que chaque séance peut être différente d’un jour à l’autre. C’est un exercice en soi que de ne pas se juger trop durement et de se détacher d’une attente de résultat ou de projections sur ce que l’on croit être une bonne sophro.

Les résultats de la sophrologie sont là avec une pratique répétée et l’entrainement. A force d’avoir des vécus chaque jours, celles-ci s’accumulent, se marient entre elles et deviennent au bout d’un moment une force de vie. Cette force réelle c’est notre vie, notre conscience réveillée qui prend place dans notre espace intérieur. On l’appelle en sophrologie la conscience phronique. Dans le domaine de la méditation, on l’appellerai l’espace de vie intérieure.

Et inutile de dire que cette conscience vivante change tout ! Elle rend notre vie extraordinaire !

Elisa Commarmond – Sophrologue & ostéopathe