Archives du mot-clé Livres

Stimuler son énergie et sa Vitalité !

Avec cette pratique sophrologique, je vais vous proposer de réveiller votre vitalité grâce à une technique qui s’appelle : la Sophro Stimulation Vitale !

J’avoue que c’est une de mes techniques préféré ! Déjà car elle m’aide bien à me réveiller le matin (c’est ma technique SophroCafé lorsque je ne suis pas réveillée hihi) et aussi parce qu’elle se rapproche beaucoup de ce que l’on fait en ostéopathie : stimuler les forces d’autoguérison.

En ostéopathie nous visons à libérer les « blocages » afin de favoriser la circulation du sang (porteur des éléments physiques nécessaires à la santé) et de l’énergie vitale (ou souffle de vie). En séance nous nous aidons souvent de la respiration, car elle a pour vertu d’augmenter la circulation sanguine et d’aider à lever certaines tensions physique et/ou émotionnelles. L’idéal après une séance d’ostéopathie serait d’accompagner ses bienfaits en pratiquant ces respirations à la maison, (pendant au moins 10 jours).

Cette méthode de Sophro Stimulation Vitale est idéale car elle permet de réveiller ces forces d’auto-guérison par soi-même ! Elle a pour vertu de dynamiser le corps et énergie vitale qui donne vie à ce corps physique.  En vous concentrant sur la respiration et en l’approfondissant vous allez activer la circulation sanguine, l’apport en chaleur et en énergie. Vous pouvez l’utiliser tout au long de la journée pour vous redynamiser et activer votre présence et vigilance.

Vous pouvez « booster » votre système immunitaire en générant des émotions positives !

HeartMath - Voir mon article : Les mystères du cœur humain

Stimuler son énergie vitale sous entend aussi soutenir son immunité ! Cela peut être un bon exercice à faire pour vous sentir plus fort et plus confiant vis à vis de votre capacité à être en bonne santé (et à résister à certains virus !) et ne pas se laisser aller à la peur environnante d’être contaminé. Il faut savoir (car on ne le dit hélas jamais à la télé ça !) que vos pensées et vos émotions ont une action sur votre santé et votre immunité. Donc si vous faites des efforts pour être dans une disposition positive, créative, de don et de révélation de vous-même, alors ne sous-estimez jamais vos efforts car ils sont très précieux pour vous et votre entourage !

En l’hommage à ce grand homme et pour illustrer mes propos, voici une citation du Dr David Servan Shreiber :

« On sait depuis longtemps que plus ce système de défense fonctionne bien, moins l’organisme sera sujet aux maladies du vieillissement (arthrite, cancer et, même sénilité). Ce qui est nouveau ce sont les découvertes des vingts dernières années qui démontrent que ce système immunitaire n’est pas indépendant – comme on l’a cru longtemps –  de nos pensées et de nos émotions, mais y est au contraire soumis à chaque instant. ».. « si le cerveau n’y croit plus alors le système immunitaire lui aussi lâche la barre. C’est le début d’une nouvelle discipline scientifique : la psycho-neuro-immunologie, qui étudie le lien neurologique entre la vie psychique et l’activité immunitaire, et qui constitue l’un des piliers de la nouvelle médecine « corps-esprit ». La clé qui permet de se sentir mieux dans sa tête aide aussi à se sentir mieux dans son corps. »

Dr David Servan Shreiber - « Notre corps aime la vérité » eds Pocket - Mars 2001

Notre-corps-aime-la-veriteSi vous voulez en savoir plus et être convaincu du lien réel corps-esprit, je vous conseille ce petit livre : « Notre corps aime la vérité » du Dr David Servan Shreiber. Ce que j’aime chez ce médecin c’est son ouverture d’esprit, sa clarté, son bon cœur mêlé à une belle rigueur scientifique. Très simple à lire, son livre montre bien la sagesse du corps et le fonctionnement du lien corps esprit. Tout son bon sens est émerveillant et nous aide à saisir des solutions toutes simples permettant d’améliorer notre vie et notre santé.

Elisa Commarmond – Sophrologue & Ostéopathe

La Sophrologie et l’enfant

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode psychocorporelle associant des exercices corporels, de respiration et de visualisation. Elle vise le réveil en douceur des capacités humaines : confiance en soi, mémorisation, schéma corporel, sécurité intérieure, concentration, se recentrer sur ses valeurs etc… Sa richesse est qu’elle est très adaptable dans différents domaines et à tout âge de la vie : médecine, enfants, personnes âgées, sportifs, femmes enceintes…

La sophrologie pour l’enfant (ici entre 2 et 8 ans), vise à découvrir sous forme de jeux son schéma corporel. Loin d’être des jeux anodins ces exercices sont véritablement la base de l’équilibre de l’individu et ce même chez l’adulte.

En effet, la méthodologie sophrologique (la 1ere relaxation dynamique notamment) commence toujours par des exercices visant à vivre sa corporalité. Vivre son corps en exécutant des gestes – pour la plupart issus du yoga – de manière concentré permet à l’individu d’intégrer son schéma corporel et de ressentir la vie qui y circule.

Apprendre à être à l’aise avec son schéma corporel apporte de nombreux bienfaits que nous ne soupçonnons souvent pas : confiance en soi, plus de stabilité face au stress, une meilleure image de soi, une meilleure concentration etc…

Quel intérêt de la sophrologie pour l’enfant ?

Nous savons que les périodes de la petite enfance, l’enfance et l’adolescence impliquent de nombreux changements corporels. Depuis la naissance la motricité se développe à grand pas (c’est le cas de le dire !) : se retourner, ramper, faire du quatre pattes, marcher, courir, apprendre l’équilibre, faire du cloche pied, marcher sur une poutre, grimper aux arbres, faire du vélo etc…

La sophrologie peut grandement aider à intégrer et mieux vivre ces passages entre chaque période de développement.

Le corps n’étant pas dissocié de la conscience humaine – les neurosciences montrent de plus en plus l’interaction entre le corps et le cerveau – intégrer le schéma corporel peut aussi aider au développement cognitif de l’enfant : développement du langage, la conscience de soi, l’autonomie, le raisonnement, la lecture, le calcul etc…

Sophrologie ludique

La sophrologie est créative et s’adapte à l’âge de l’enfant et à sa capacité de concentration (entre 2 et 4 min chez le tout petit). Les exercices sont ludiques, rigolos 🙂 et bien souvent accompagnés d’histoires contées. Ils sont bien sur choisis afin que l’enfant puisse aisément réaliser l’exercice en toute sécurité. Chaque exercice est très simple à appliquer même à la maison ! A la fois l’enchainement des exercices sont porteurs de sens et créent forcément un effet bénéfique et en douceur chez l’enfant.

Quelques exemple d’exercices

Jeu du coussin (entre 3 et 12 ans) : L’exercice consiste à prendre un petit coussin, l’enfant prend une inspiration, ferme les yeux et pendant ce court instant il imagine qu’il met dans le coussin tout ce qui l’énerve et met en colère. Ensuite il jette le coussin au sol pendant l’expiration ! Pendant que l’enfant souffle et jette le coussin il évacue ses tensions, colères, trop plein d’énergie. La synchronisation avec la respiration est importante car elle permet l’apprentissage de la maitrise du souffle… et donc de la maitrise de soi. C’est aussi un bon moment de rigolade et qui détend l’atmosphère !

Le hérisson « grignote soucis » (à partir de 1 an) : prenez une petite balle à picot. C’est un hérisson ! Et ce hérisson à le pouvoir de grignoter les soucis. Le hérisson parcours le corps de l’enfant en grignotant, ses peurs, ses angoisses, ses émotions négatives, sa tristesse, sa colère etc… L’enfant (surtout le tout petit entre 2 et 4 ans) peut aussi nommer les parties de son corps.

La balle qui monte et qui descend ou la respiration abdominale (à partir de 2 ans et demi) : l’enfant peut s’allonger au sol sur le dos, se munir du hérisson (vu précédemment), d’une balle ou son doudou et le positionner sur son ventre. Le but de l’exercice est qu’il respire en gonflant son ventre pour faire monter le doudou et souffler en rentrant le ventre pour faire descendre le doudou. L’adulte peut faire l’exercice en même temps afin que l’enfant vous imite (et au passage cela apprendra la respiration abdominale au parent aussi 😉

Conseils de lecture

Si vous voulez pratiquer par vous même quelques exercices je vous conseille ces deux livres.

51we51F2n9L._SX356_BO1,204,203,200_
Sophrologie : Les contes du bien-être de Marinna Aoun – aux éditions Mango
513E0AelfsL._SY496_BO1,204,203,200_
Gaston la Licorne – Mes émotions de Aurélie Chien Chow Chine aux éditions Hachette

Elisa Commarmond sophrologue & ostéopathe à Fontainebleau et Paris

Paroles de sagesses sur la Joie et la Beauté avec François Cheng

Et si nous prenions le temps de méditer sur la Joie et la Beauté ?

Rien de tel que d’écouter l’éminent François Cheng (91 ans), écrivain, poète, calligraphe, membre de l’académie française, nous parler de la Beauté ! J’ai retranscrit ci-dessous une partie de la conversation entre l’excellent présentateur de la Grande Librairie François Busnel et François Cheng. Cette émission qui s’est déroulée en janvier 2020 est d’une grande profondeur. Je l’ai vécue comme un instant hors du temps, une nourriture pour l’esprit. Un moment de sagesse rare sur les écrans !

« François Cheng à l’éloquence d’un sage, la méthode d’un Socrate moderne »

Étienne de Montety, Le Figaro littéraire

François Busnel : Je me demande comment s’est fait votre processus de conversion, la première conversion. C’est-à-dire comment un jeune exilé chinois, qui traverse une crise existentielle, qui arrive avec ses blessures, qui vient d’un pays en guerre civile. Comment ce jeune homme, meurtri, devient-il l’avocat de la joie, de la vie, de la beauté ?

François Cheng : Vous parlez de la joie d’abord. Je crois que j’ai même publié un livre sur la joie !…

Pour atteindre la vraie joie, il faut passer par la souffrance. Et même par l’expérience des douleurs extrêmes. Sinon ce n’est pas de la vraie joie. C’est une joie factice, dès qu’une épreuve arrive, cette joie est effacée. Donc comme François d’Assise, a compris que la vraie joie, c’est lorsqu’on a traversé et touché le fond, à toucher des abimes et au-delà il y a cette reconnaissance, cette gratitude envers la vie… et là, ça c’est la vraie joie.

Donc par la suite j’ai mené un travail de réflexion sur tous les problèmes fondamentaux de la vie, à commencer par la Beauté.


François Busnel : Avant de parler de la Beauté, vous avez raison la vrai joie c’est lorsque l’on dépasse ses souffrances, mais pour ceux qui nous regardent et qui traversent peut être en ce moment des périodes terribles de souffrance. Comment fait-on pour trouver ce point de bascule de la souffrance à la vraie joie ? Comment est-ce qu’on en sort de la souffrance, dans votre cas ?

François Cheng : C’est indicible. J’ai connu bien sur des souffrances personnelles, mais à cause de mon âge, je porte en moi la souffrance de beaucoup d’autres destins. Y compris les êtres les plus chers qui sont passés par des épreuves au-delà des mots…

Donc, récemment quelqu’un m’a demandé : « maintenant avec votre âge, vous avez atteint la sagesse, vous avez atteint la sérénité ». J’ai dit : « pas du tout ! ». D’abord parce que je ne cherche pas la sagesse ! Chez moi c’est la passion. Et puis je ne cherche pas la sérénité. Au contraire ! Il faut continuer à se laisser travailler… par la souffrance du monde.

Si on est écrivain. Si on est digne de ce nom, il faut porter, dans la mesure du possible, toute la douleur du monde et essayer de les transformer, de les transfigurer en une sorte de lumière qui nous aide à vivre. Ça c’est notre devoir.

Donc vous venez de me parler de toute cette expérience de souffrance. Pour un écrivain comme je suis, je le considère comme une chance. Comme une chance ! C’est comme ça que jusqu’à mon âge, je reste un homme qui jusqu’à un certain degré reste valable. Je continue à porter témoignage et à transformer toutes ces choses en lumière, dans la mesure du possible.


François Busnel : Donc pour transformer toutes ces choses en lumière quand il y a toute la souffrance du monde, la souffrance personnelle, il faut écrivez-vous : chercher la Beauté. Chercher la beauté là où elle se trouve – et vous l’écrivez souvent – nous ne savons plus parfois nous guider, la découvrir, aveuglés que nous sommes par tout ce qui nous entoure. Alors il y a les téléphones portables, les emails, il y a l’urgence, il y a aussi le besoin de travailler. Mais comment faire au quotidien, pour trouver la Beauté là où elle est ?

François Cheng : Pour cela, laissez-moi vous dire un peu qu’est-ce que c’est la Beauté ?

La beauté n’est pas un simple ornement. La Beauté c’est un signe par lequel la création nous signifie que la vie à du sens. Avec la présence de la beauté, tout d’un coup on a compris que l’univers vivant n’est pas une énorme entité neutre et indifférenciée. Qu’il est mu par une intentionnalité. Vous dites qu’il est difficile de trouver la beauté, or la présence de la beauté est partout ! Une simple fleur c’est un miracle. Pourquoi une fleur qui s’épanouit en pétales atteint ce degré de perfection de forme et de couleur et de parfum ? Ça, on ne s’étonne jamais assez !


François Busnel : Si si moi ça m’étonne beaucoup, mais quelle est votre réponse, pourquoi ? Est-ce qu’il faut croire en la réponse des scientifiques ou celle des poètes ?

François Cheng : Non, non, c’est parce que c’est la beauté qui nous donne du sens. Pourquoi ?

Au sein de l’univers vivant, nous autres humains on se dirige d’instinct vers ce qu’il y a de beau. Tout à l’heure j’ai dit que l’univers n’est pas une entité neutre et indifférenciée. On se dirige vers un beau visage, vers un bel arbre, vers une montagne magnifique. Donc en se dirigeant vers quelque chose de beau, on prend une direction. Et dès que l’on prend une direction, nous ne sommes plus des êtres qui tournons aveuglément en rond comme des animaux en cage. Nous nous engageons dans un cheminement, dans un devenir qui pourrait aboutir à une forme de réalisation qui justifie notre existence. C’est pourquoi il faut d’abord parler du sens de la beauté ! L’univers est doué de cette beauté, c’est justement pour nous signifier que la vie à du sens. Je le répète !

Donc miraculeusement, toutes ces étapes que je viens de décrire : direction, cheminement, réalisation. Toutes ces étapes sont résumées en France par un seul mot monosyllabique, le mot : SENS.

La beauté introduit le sens de la valeur. La beauté nous montre que tout n’est pas nivelé, que tout ne se vaut pas. Par exemple depuis l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, l’or et le diamant, c’est-à-dire la matière la plus noble, la plus rayonnante reste l’étalon indétrônable. J’ai lu ces jours-ci que l’or monte encore parce que c’est la valeur sure. Pourquoi les primitifs ont choisi l’or comme étalon ? Parce que c’est beau !  Donc la beauté en plus du sens introduit l’idée de valeur. Bien sûr il s’agit là d’une valeur matérielle. Mais par la suite cette valeur à préludé à d’autres valeurs, c’est-à-dire aux valeurs de la création artistique, la valeur morale, la valeur spirituelle.

François Busnel : Est-ce à dire que vous faites un lien entre la quête de la beauté et la quête de la morale et de la spiritualité ?

François Cheng : Tout à fait !


Cinq méditations sur la Beauté de Francois Cheng

416NEW37JVL._SX210_« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face. (…) Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. » F.Cheng

Pour en savoir plus et découvrir ses ouvrages, voici le lien vers ses livres aux éditions Albin Michel.

 

Méditation & conscience : de l’effort au vécu méditatif

Le grand flou sur la méditation

Un peu de discernement s’impose car s’il y a une chose qui est peu développée dans le domaine méditatif, c’est le discernement. A lire sur internet ou dans des ouvrages, tout quasiment peut être qualifié de méditation.

On entend parfois des personnes dire qu’elles méditent au cours d’activités banales du quotidien, sous la douche ou en courant. Elles laissent aller leurs pensées sans avoir de démarche d’effort en particulier. Non, marcher en flânant dans la foret ou dans la rue, ce n’est pas forcément méditer. Il est possible bien sûr de méditer en situation avec de l’entrainement, mais l’individu lambda qui ne fait jamais aucun exercice intérieur et qui se vante de méditer comme ça d’un coup de baguette magique… Mmm, c’est louche !

Appelons un chat, un chat ! Si l’on compare la méditation au milieu sportif, c’est comme si vous vous qualifiez de sportif, alors que vous ne faite qu’utiliser votre capacité motrice : la marche. Ce serait ridicule !

Alors essayons de structurer les choses afin de chasser ce flou !

Réfléchir et se concentrer

En étant à l’intérieur de soi que peut-on y faire à part laisser aller ses pensées ? On peut réfléchir !  En général réfléchir demande effort intellectuel plus ou moins intense. La réflexion sur un livre que l’on a lu, un sujet, un problème. Cela est de la réflexion plus ou moins profonde associée à de la concentration. Ces notions de réflexion et de concentration, sont des outils de base pour méditer, mais l’on ne peut pas encore qualifier cela de méditation. En langage sportif, c’est comme si vous étiez en tenu de sport et doté d’un corps avec une condition physique entretenue.

Disons que vous utilisez des capacités cérébrales naturelles. Or méditer demande d’amener nos capacités de l’esprit plus loin que ce qui est naturel. Nous avons tous la capacité de méditer, mais cela demande un effort ! Tout comme nous avons tous la capacité de faire un 100m en 15 secondes, mais cela demande des efforts, de l’entrainement, des connaissances etc… Hé bien c’est la même chose dans la démarche intérieure !

Commencer une pratique méditative sérieuse, demande effort de l’esprit dirigé vers un but précis. Suite à une première phase d’entrainement et l’acquisition de connaissances, il  y a une notion de passage de seuil à l’intérieur de soi et l’accès à un niveau supérieur de son être. Le passage et l’accès à ce seuil demande des efforts de concentration intense… et ce n’est que le tout début. Ensuite l’aventure créatrice peut commencer !

L’effort méditatif

L’effort va consister à rester concentré et conscient dans ce niveau supérieur de son être, pour y être créateur. C’est-à-dire que dans cet espace hors du commun nous allons penser, réfléchir, se questionner. Mais les pensées et les questions qui vont émerger seront de toute autre nature que la simple réflexion profonde. En étant dans le plus haut niveau de soi, nous accédons à un état d’être et un état de penser autre que la pensée ordinaire. Nous avons un point de vue plus sage, plus profond, des prises de consciences. C’est comme si nous étions au cœur des choses, de son être et des pensées. L’effort méditatif nous rapproche de la source de notre sagesse intérieure. Cela ne trompe pas !

Le vécu méditatif

De ce dynamisme intérieur issu de notre concentration, nous allons ensuite nous ouvrir à des réponses, à nos réponses. Des réponses de l’univers, de notre âme, de notre voix intérieure, de nos mémoires cellulaires, de l’espace quantique inconnu et illimité… Peu importe le nom donné car elle est libre et varie selon notre culture spirituelle. L’idée dans la démarche méditative est ouverte, universelle et libre de tous dogmes.

Ce qui compte c’est l’expérience et tout ce qui favorise l’expérience.

En sophrologie c’est la notion de Vivance. C’est l’émergence du vrai en soi, de la vie en soi. Cette vie n’est mesurable par aucune expérience scientifique. Quand un vécu est sincère et profond, il nous paraîtrait ridicule de vouloir qu’il soit prouvé à l’aide d’électrode ! L’expérience est telle qu’elle est indéniable et indéfinissable par l’autre. Et son partage touche tellement l’autre, l’autre ressent tellement la sincérité et la vie du vécu dans l’instant, que l’idée de prouver quoi que ce soi est inutile.

La vie, le vécu est la preuve dans l’instant.

De l’expérience spirituelle au créateur

En méditation nous appelons cela : l’expérience spirituelle. Pour être plus précise, je dirais que l’expérience spirituelle est d’un niveau supérieur à la vivance, dans la mesure ou le lien à l’esprit et l’Âme est plus profond. Selon la méditation pratiqué il peut y avoir un lien plus conscient au monde spirituel, aboutissant à une collaboration consciente (avec son Âme ou Ange). C’est la stade du (vrai) créateur. L’action est empli de conscience (lumière) et de force intérieure puisée dans sa source du cœur et du monde spirituel. Une telle action sert forcément les autres, l’humanité et son avenir.

En conclusion

Vivre cela nous montre effectivement que cet état de conscience, de vie intérieure est totalement différent de la conscience ordinaire. J’expérimente que non, je ne suis pas dans le même état de conscience en étant dans le plus haut de moi en méditation, que lorsque je laisse aller ma conscience à surfer sur mon iPhone ou le net ! C’est même l’opposé.

Elisa Commarmond – Sophrologue & ostéopathe

 

Atteindre ses objectifs, citations de la Mère

Afin de préparer ce sujet, j’ai décidé de trouver une source d’inspiration chez une auteure de choix : la Mère (Mira Alfassa), épouse de Sri Aurobindo. Ce couple est une référence concernant l’art intérieure qu’ils nomment le Yoga intégral.

Alors partons de quelques citations qui me semblent être des clés bien sages afin d’atteindre ses objectifs.

Se concentrer sur ce que l’on veut être

« Afin que l’on ne soit pas découragé par ses propres fautes, la Dhammapada vous donne cette image consolante : le lys le plus pur peut sortir d’un tas de déchets sur le bord de la route. C’est-à dire qu’il n’y a pas de choses si pourries qu’il ne puisse sortir de la réalisation la plus pure. Quel que soit le passé ou les fautes commises ou l’ignorance dans laquelle on a vécu, on porte au fond de soi la pureté suprême que peut se transformer en une réalisation merveilleuse.

Le tout est de songer à cela, de se concentrer là dessus et de ne pas s’occuper de tous les obstacles et de toutes les difficultés et de tous les empêchements.

Se concentrer exclusivement sur ce que l’on veut être, et oublier aussi totalement que possible ce que l’on ne veut pas être. »

La Mère, La voie ensoleillée, p 143, 7 mars 1958

Cette citation nous propose de nous concentrer intensément sur notre but futur. En voulant aller vers le futur nous trouverons sans doute avant de nous y engager des fardeaux du passé, des doutes, conditionnements, manque de confiance, échecs. Nous savons grâce aux neurosciences que le cerveau retient surtout le négatif ! Si les habitudes nous poussent à voir que ce qui ne va pas, le mauvais temps, les grèves, la belle mère que nous casse les pieds… alors voir le positif dans sa vie demande un effort réel pour pouvoir avancer !

En pratique, pour chasser nos pensée parasites et négatives, rien de tel de que des exercices de concentrations.

L’imagination ouvre le chemin

« Quelle est la fonction, quelle est l’utilité de l’imagination ?

« Si on sait s’en servir, comme j’ai dit, on peut se créer sa vie intérieure et extérieure ; on peut se bâtir son existence avec son imagination, si on sait s’en servir et si on a un pouvoir. Au fond c’est une façon élémentaire de créer, de former des choses dans le monde. J’ai toujours eu l’impression que si l’on avait pas la capacité d’imagination, on ne ferait pas de progrès. Votre imagination va toujours en avant de votre vie. Quand vous pensez à vous-même, généralement vous imaginez ce que vous voulez être, n’est-ce pas, et ça va en avant, puis on suit, puis ça continue à aller en avant, et on suit. L’imagination vous ouvre le chemin de la réalisation.

Les gens qui ne sont pas imaginatifs, c’est très difficile de les faire démarrer ; ils voient juste ce qui est là, en face de leur nez, ils sentent juste ce qu’ils sont à un moment donné et ils ne peuvent pas avancer, parce qu’ils sont bloqués par la chose immédiate. »

La Mère, le 6 juillet 1955, La voie ensoleillée, p 145

Ici la Mère donne un clé concrète afin de stimuler sa volonté à avancer vers son objectif. En proposant de stimuler l’imagination, on peut penser que cela donnera la direction et le chemin et les étapes à la réalisation future. Nous voyons donc l’importance de la pensée créatrice dans le processus de révélation de soi.

En sophrologie de nombreuses techniques de futurisation vont en ce sens. Ils permettent cette stimulation de l’être, afin de lui offrir plus de dynamisme et d’espoir. C’est une véritable stimulation des capacités de la conscience et de l’esprit. Cela permet à l’humain de s’extraire des préoccupations seulement quotidiennes : dormir, se nourrir et consommer !

C’est l’effort qui donne la joie

« C’est seulement l’effort, en quelque domaine que ce soit – l’effort matériel, l’effort moral, l’effort intellectuelle -, qui crée en soi certaines vibrations qui vous permettent d’entrer en rapport avec les vibrations universelles, et c’est cela qui donne la joie. C’est l’effort qui vous sort de l’inertie ; c’est l’effort qui vous rend réceptif aux forces universelles. « 

La Mère, le 13 janvier 1951, La voie ensoleillée, p 73

Cette citation peut nous faire penser à la célèbre phrase : ce qui compte ce n’est pas le but, mais le chemin. C’est arpenter le chemin pour atteindre le but qui valorise l’expérience et la satisfaction suprême d’arriver au but. Les films ou livres qui racontent une aventure ne s’attardent pas à raconter seulement le but, mais le chemin parcouru, le franchissement de tel ou tel obstacle. Et plus l’effort est ardu et plus le héros se révèle !

Conclusion

Entamer une démarche intérieure est le commencement d’une noble quête. Si l’acte de méditer est porteur de cette quête, d’un questionnement profond, d’un but à atteindre, alors la porte du chemin s’ouvre. Ce chemin est concentration, ce chemin est effort, ce chemin est joie… et il nous liera de manière unique et vivante à l’univers !

Mes commentaires n’engagent que moi ! A vous de méditer librement ces belles phrases de la Mère. Elles vous inspirerons sans doute d’autres voies de compréhensions et de réalisations de vous-même !

Elisa Commarmond, sophrologue

414-La-voie-ensoleillee.jpgLe livre la Voie ensoleillée

Ce recueil se propose de donner une vue d’ensemble du chemin spirituel tracé par la Mère.

https://www.livres-spiritualite.com/produit/la-voie-ensoleillee/

La méditation ou le sport de l’esprit

Le grand flou sur la méditation

Un peu de discernement s’impose car s’il y a une chose qui est peu développée dans le domaine méditatif, c’est le discernement. A lire sur internet ou dans des ouvrages, tout quasiment peut être qualifié de méditation.

On entend parfois des personnes dire qu’elles méditent au cours d’activités banales du quotidien, sous la douche ou en courant. Elles laissent aller leurs pensées sans avoir de démarche d’effort en particulier. Non, marcher en flânant dans la foret ou dans la rue, ce n’est pas forcément méditer. Il est possible bien sûr de méditer en situation avec de l’entrainement, mais l’individu lambda qui ne fait jamais aucun exercice intérieur et qui se vante de méditer comme ça d’un coup de baguette magique… Mmm, c’est louche !

Appelons un chat, un chat ! Si l’on compare la méditation au milieu sportif, c’est comme si vous vous qualifiez de sportif, alors que vous ne faite qu’utiliser votre capacité motrice : la marche. Ce serait ridicule !

Alors essayons de structurer les choses afin de chasser ce flou !

Réfléchir et se concentrer

En étant à l’intérieur de soi que peut-on y faire à part laisser aller ses pensées ? On peut réfléchir !  En général réfléchir demande effort intellectuel plus ou moins intense. La réflexion sur un livre que l’on a lu, un sujet, un problème. Cela est de la réflexion plus ou moins profonde associée à de la concentration. Ces notions de réflexion et de concentration, sont des outils de base pour méditer, mais l’on ne peut pas encore qualifier cela de méditation. En langage sportif, c’est comme si vous étiez en tenu de sport et doté d’un corps avec une condition physique entretenue.

Disons que vous utilisez des capacités cérébrales naturelles. Or méditer demande d’amener nos capacités de l’esprit plus loin que ce qui est naturel. Nous avons tous la capacité de méditer, mais cela demande un effort ! Tout comme nous avons tous la capacité de faire un 100m en 15 secondes, mais cela demande des efforts, de l’entrainement, des connaissances etc… Hé bien c’est la même chose dans la démarche intérieure !

Commencer une pratique méditative sérieuse, demande effort de l’esprit dirigé vers un but précis. Suite à une première phase d’entrainement et l’acquisition de connaissances, il  y a une notion de passage de seuil à l’intérieur de soi et l’accès à un niveau supérieur de son être. Le passage et l’accès à ce seuil demande des efforts de concentration intense… et ce n’est que le tout début. Ensuite l’aventure créatrice peut commencer !

L’effort méditatif

L’effort va consister à rester concentré et conscient dans ce niveau supérieur de son être, pour y être créateur. C’est-à-dire que dans cet espace hors du commun nous allons penser, réfléchir, se questionner. Mais les pensées et les questions qui vont émerger seront de toute autre nature que la simple réflexion profonde. En étant dans le plus haut niveau de soi, nous accédons à un état d’être et un état de penser autre que la pensée ordinaire. Nous avons un point de vue plus sage, plus profond, des prises de consciences. C’est comme si nous étions au cœur des choses, de son être et des pensées. L’effort méditatif nous rapproche de la source de notre sagesse intérieure. Cela ne trompe pas !

Le vécu méditatif

De ce dynamisme intérieur issu de notre concentration, nous allons ensuite nous ouvrir à des réponses, à nos réponses. Des réponses de l’univers, de notre âme, de notre voix intérieure, de nos mémoires cellulaires, de l’espace quantique inconnu et illimité… Peu importe le nom donné car elle est libre et varie selon notre culture spirituelle. L’idée dans la démarche méditative est ouverte, universelle et libre de tous dogmes.

Ce qui compte c’est l’expérience et tout ce qui favorise l’expérience.

En méditation nous appelons cela : l’expérience spirituelle. En sophrologie c’est la notion de Vivance. C’est l’émergence du vrai en soi, de la vie en soi.

Cette vie n’est mesurable par aucune expérience scientifique. Quand un vécu est sincère et profond, il nous paraîtrait ridicule de vouloir qu’il soit prouvé à l’aide d’électrode ! L’expérience est telle qu’elle est indéniable et indéfinissable par l’autre. Et son partage touche tellement l’autre, l’autre ressent tellement la sincérité et la vie du vécu dans l’instant, que l’idée de prouver quoi que ce soi est inutile.

La vie, le vécu est la preuve dans l’instant.

Vivre cela nous montre effectivement que cet état de conscience, de vie intérieure est totalement différent de la conscience ordinaire. J’expérimente que non, je ne suis pas dans le même état de conscience en étant dans le plus haut de moi en méditation, que lorsque je laisse aller ma conscience à surfer sur mon iPhone ou le net ! C’est même l’opposé.

Pour en savoir plus

L’expérience méditative que je vous ai décrite est issu de ma pratique de la méditation créatrice. Si vous souhaitez expérimenter vous aussi, il existe des livret CDs pratiques des créateurs de cette méthode, comme le CD l’ouverture du Cœur. Dans le livret vous trouverez des explications précises sur les étapes de la méditation. Voir ma présentation en vidéo :

Elisa Commarmond – Sophrologue & ostéopathe

 

SophroEclosions : faire éclore le meilleur de soi !