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Sophrologie des valeur : la liberté !

Vous trouverez ci-dessus une sophrologie guidée avec un questionnement sur la valeur de liberté.

Les valeurs en sophrologie ?

La notion de valeurs existentielles est très importante en sophrologie. C’est un des piliers de la méthode et c’est ce qui donne toute sa profondeur et sa justesse dans l’adaptation à l’existence humaine. Le Dr Alfonso Caycedo a amené les méthodes liées aux valeurs lors de sa déclaration de Récife (Brésil) ou déclaration des valeurs de l’homme en 1977, dont voici un extrait.

« La sophrologie se définit comme une fondation à caractère international, apolitique et aconfessionnel, fondation que j’ai créée pour tenter de sauver les valeurs de l’homme face à la crise de la civilisation contemporaine. »

« La sophrologie a pris pleinement conscience du fait que l’humanité a commencé à vivre la plus grande crise de son histoire, car les valeurs de l’homme se trouvent atteintes au niveau biologique, le développement de notre civilisation étant, lui-même, en danger. »

Déjà à son époque le Dr Caycedo constatait que la société était en danger, car les valeurs humaines s’amenuisaient au profit d’une société de consommation destructrice où l’argent est roi. Que dirait-il face à notre monde d’aujourd’hui ? Peut-être nous conseillerait-il de développer plus de liberté ?!

Pour des éclairages et solutions sur le fonctionnement de la matrice voir le site Lumière dans la matrice
Pourquoi la valeur de liberté ?

Dans le processus de développement de ses valeurs en sophrologie, il est toujours conseillé de commencer par une valeur individuelle : la liberté, le courage, la responsabilité, la sincérité etc… Une fois que nous nous sommes bien renforcés individuellement, nous pouvons nous ouvrir à des valeurs plus collectives : la fraternité, la groupéité, l’amour, l’harmonie relationnelle, l’association. Enfin nous pouvons aussi nous ouvrir à des valeurs plus universelles comme : l’éternité, l’infini, l’universalité, la spiritualité, le divin (sans connotation religieuse).

L’approche du vécu de ses valeurs est simple et accessible à tous. Une fois que nous sommes en état de conscience sophro-liminale nous laissons venir à nous la valeur de notre choix. Nous nous concentrons intérieurement sur cette valeur, nous nous questionnons sur l’importance qu’elle a pour nous dans notre vie et essayons de vivre une vivance liée à cette valeur, c’est à dire entrer dans un ressenti réel et profond de cette valeur en nous. Des exercices spécifiques sont proposés pour accroitre et mobiliser ce vécu à l’intérieur de soi.

Aligner sa vie sur ses valeurs

Vivre ainsi une valeur en soi est une expérience essentielle car elle permet par la suite d’impulser des initiatives pour se réaligner et être en accord avec nos valeurs jusque dans notre vie extérieure. Ces actions seront l’expression de notre conscience libérée. Ces actes librement choisis peuvent même générer une vivance au cœur de l’action !

Ce ressenti est unique selon le degré de pratique et de conscience de chacun, mais cela peut se traduire comme étant un vécu de chaleur dans le cœur ou d’une conscience très claire et concentrée pendant l’action concrète. Peu importe ce que nous vivons, mais nous pouvons sentir une force en nous, indestructible, une confiance dans notre vécu qui peut nous pousser à affirmer sincèrement que :

je suis une femme libre ou un homme libre !

Entrer sur le chemin du vécu des valeurs est empli d’espérance et c’est une démarche infini, car nous sentons que nous pouvons toujours progresser et évoluer vers davantage de liberté. Entamer une démarche intérieure est sans cesse jalonnée de choix, de seuils et de questionnements nous permettant d’évoluer. Chaque domaine ou épreuve de la vie peut être un véritable tremplin évolutif, si nous le voulons bien et si nous voulons le Bien. C’est une question de choix et nous l’avons toujours, en toutes circonstances.

Défendre ses valeurs

Se soumettre ou se renier face à une situation extérieure qui ne nous convient pas moralement, en se disant « de toute façon y’a pas le choix ! » est un mensonge et un aveu de lâcheté. Obéir sans réfléchir, être passif, c’est un choix. Est-ce un choix qui nous rend digne et libre ? C’est à chacun de voir et de consulter sa conscience le soir devant sa glace.

Ne jamais faire quelque chose contre sa conscience même si c’est l’État qui l’ordonne.

Albert Einstein

Méditer sur des citations de grand hommes qui représentent pour nous des modèles d’une vie digne de la valeur qui nous tient à cœur, peut être un bon moyen pour s’élever, se réveiller intérieurement lorsque nous voyons que nous soumettons et relâchons nos efforts de liberté. Oui car finalement être libre, c’est un état intérieur qui ne peut demeurer que dans un effort évolutif permanent et agit dans sa vie !

« N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. » ~ « La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir. »

Albert Eintein

Courage à tous ! Pour la liberté ! Elisa Commarmond Sophrologue

Liens actualité :

Le défi de la Confiance en soi et en l’autre

La confiance en soi

Beaucoup de personnes se demandent comment atteindre la confiance en soi. On entend partout : « comment avoir confiance en moi ? » ; « j’aimerai faire telle chose mais je n’ai pas confiance en moi ».

Ce que l’on voit souvent c’est que ce thème est associé à un MANQUE de confiance. Personne ne se plaint d’avoir trop confiance en lui ! Et de manquer de confiance en l’autre ? Manquer de confiance en la vie ? Et les autres, ont-ils confiance en moi ? Est-ce que je donne confiance ? … Que de questions ! Et si elles étaient toutes inter-reliées ?

Développons un peu plus en profondeur ce sujet, ce monde… celui de la confiance ! Pour avoir envie de se questionner, peut-être que oui, considérons la confiance comme un monde à explorer. Imaginons un monde où : la confiance régnerait ! Utopiste ?… Mmm, peut être réaliste une fois que vous aurez lu ces trois articles dédiés à la confiance 😉

Réaliste effectivement car, d’un point de vu individuel, si l’on explore et pratique toutes les possibilités de la confiance dans notre vie, peut être que nous aurons l’impression d’être dans un autre état d’être que d’ordinaire. Nous aurons l’impression réelle, de vivre dans un monde nouveau. C’est en fait nous, qui aurons changé notre regard sur la vie. Nous aurons adopté un nouveau mode de vie « confiant » par rapport à nous-même, un nouveau mode relationnel et un nouveau rapport avec la vie.

Cela vous donne envie d’explorer cette nouvelle terre de confiance ? Oui ! Alors allons-y !

La maison de la confiance en soi

Voyons cela d’un point de vue individuel et mettons-nous à la place d’une personne qui n’aurait pas confiance en elle et qui nous demanderait comment faire pour la développer. Comment nous apparaîtrait-elle ? Les mots qui peuvent venir seraient : ‘fragile’, peu sûr d’elle, manquant d’estime d’elle-même, manquant d’expérience.

Si on compare l’individu peu confiant à une maison, cette maison aurait peu de fondations solides… Elle ne pourra pas, s’ériger convenablement et se présenter aux autres avec assurance. Du coup, les gens n’auront peut-être pas trop envie d’y entrer. Ils n’auraient pas confiance, car ils auront peur que le toit ne leur tombe sur la tête !

Cette image est très parlante et peut donner des idées de solutions assez évidentes. Effectivement lorsque l’on part en quête de confiance en soi, cela équivaut à une quête de fondations en soi-même et qui engendrera un sentiment de fiabilité, de sécurité, de fidélité et de confiance chez les autres. Ces manques de fondations pourront se solutionner par une démarche de construction intérieure :

  • de sa force intérieure en clarifiant ses buts : pour remédier à sa « fragilité »,
  • de la connaissance de lui-même : pour remédier à son coté peu sûr de lui,
  • de la reconnaissance de sa valeur : pour remédier à son manque d’estime de lui
  • et d’action : pour remédier à son manque d’expérience

Clarifier ses buts

Un être confiant a des buts clairs et précis ! C’est un être qui se connaît dans sa dimension profonde, existentielle et de valeurs de cœur. Le premier exercice pour développer la confiance implique donc de clarifier ses buts, ses objectifs futurs et les moyens d’y parvenir. Mais clarifier son intention serait même la première question à (se) poser : pourquoi je cherche à avoir confiance en moi ?

  • est-ce pour donner le meilleur de moi dans une situation ? Est-ce pour réaliser un rêve ? Pour aider un être que j’aime ou une grande cause ?
  • Où est-ce par frustration, comparaison aux autres, envie d’être reconnu, aimé ?

Effectivement, en se questionnant sincèrement face à une intention, nous pourrons voir si notre motivation est intérieure, profonde ou en réaction au monde extérieure et davantage lié à son masque égotique.

Lorsque notre motivation est réelle et lié à notre vrai Moi, alors nous aurons plus de chance d’aller jusqu’au bout et d’être aidés sur notre chemin. Nous pourrons être aidés par nos amis qui sentent notre sincérité et à qui l’on donne confiance. Nous pourrons pourquoi pas donner confiance en l’univers, qui pourrait avoir envie de nous donner un coup de pouce aussi ! Si si c’est vrai !

En mettant nos efforts vers nos vrais intentions, nous aurons déjà gagné un point de confiance en nous, car nous serons sûrs que nous avons quelque chose à réaliser d’existentiel. Et plus un projet ou but se clarifie dans notre pensée et plus nous pourrons avoir du feu intérieur pour le réaliser. Ce feu, est un feu du cœur qui nous remplit à l’intérieur ! Il rend notre volonté déterminée et nous pourrons nous sentir solide… comme un roc !

Solide comme un roc, c’est être confiant non ?

A l’inverse, nous avons tous pu vivre le feu extérieur. Ce peut être un désir soudain, une lubie, un enthousiasme superficiel, mais qui lui se consume vite. Essayer de faire la différence en soi, est une riche expérience de connaissance de soi et qui peut signer les premières fondations de votre maison de confiance.

La confiance relationnelle

Voyons la deuxième clé de la confiance. Après avoir donné une clé de confiance en soi au niveau de l’éclaircissement de ses intentions au niveau de sa pensée, ici développons la confiance du point de vu du cœur et de la relation. La troisième clé situera la confiance au niveau de la volonté et du domaine de l’action.

Un espace d’authenticité en soi

Une fois nos buts et intentions éclairées et enflammées… nous pourrons continuer notre quête de connaissance de soi de manière plus approfondie : (re)connaitre ses capacités, ses aptitudes, ses forces, ses dons ses valeurs.

Si l’on reprend l’image de la « maison de la confiance », ces questions et prises de consciences sur notre identité, peuvent constituer les meubles de notre maison. Nos objets/sujets de valeur que nous aurons envie de partager aux autres. Ces prises de consciences créerons l’espace de conscience que l’on nomme en sophrologie comme étant : l’espace phronique de conscience.

La création de l’espace intérieur par la pratique, qu’elle qu’elle soit, créé un espace réel en soi, un espace de conscience pour la vie de l’essentiel : notre être véritable sans masques. Plus nous développons cet espace de vie et plus nous apprenons à être nous même.

Nous serons forcément plus authentiques dans nos relations ! Cela nous a donnera confiance !

Reconnaitre sa valeur

Avec la méditation et le questionnement intérieur nous pouvons approfondir davantage cette lumière de conscience en soi. Ainsi, plus notre espace intérieur est existant et fort, plus nous remplissons notre vide intérieur. Le questionnement lié à la connaissance de soi nous permet de nous reconnecter à notre propre valeur et estime de nous-même.

Ce manque de reconnaissance de sa valeur, est bien souvent ce qui engendre la comparaison, la compétition et la jalousie. Inutile de dire, que c’est un véritable poison pour la confiance en soi, la confiance relationnelle et l’amour ! (si le sujet de la transformation de la jalousie vous intéresse lire l’excellent article écrit par Céline Lassalle Femme & jalousie : un vice qui cloue l’amour !)

En prenant conscience de ses valeurs et en travaillant à les développer, la vapeur s’inverse car, nous ne demanderons plus : nous donnerons de nous et nous ne jalouserons plus ! Nous saurons reconnaitre les qualités des autres, sans pour autant se comparer tout de suite et se sentir envieux.

C’est tout autre chose ! Cela créé une véritable libération en soi, car même si ce comportement parait courant et anodin, en réalité la jalousie nous fait « mal » intérieurement. Il fait mal à notre être véritable et nous pouvons nous sentir indigne intérieurement, ce qui accentue la dévalorisation ! Mais sortir de ce cercle vicieux est possible ! Et notre relation à notre entourage changera aussi du tout au tout. Les autres sentirons forcément le changement et cela leur donnera envie de nous faire confiance.

Ce nouvel état d’être, sèmera la confiance autour de soi ! Nous pourrons dire que la confiance règne, dans notre mode relationnel.

Vers la confiance en la vie !

Mettre en place cela dans sa vie est magique ! Cela change tout ! A mesure que notre vie relationnelle se transforme – en mieux – alors nous voyons que notre rapport à la vie change aussi, en mieux. Peut-être parce que le fait de développer la confiance, permet de cultiver un autre regard plus positif sur la vie et les êtres ? Peut-être parce que nos yeux sont plus ouverts aux non-hasards de la vie ? Cela dépend des expériences de chacun… Ce sera à vous de répondre à ces questions…

Prochain article

Après avoir donné une clé de confiance en soi au niveau de l’éclaircissement de ses intentions, au niveau de sa pensée et du point de vue du cœur et de la relation, la troisième clé situera la confiance au niveau de la volonté et du domaine de l’action. Dans l’article, « Confiance, expérience et action » nous verrons l’importance de l’action et de l’auto-défi pour construire sa base de confiance.

Elisa Commarmond – Sophrologue & Ostéopathe à Fontainebleau et Paris 11

Evenements à venir ! Ateliers de méditation créatrice à Montpellier sur le thème de la Confiance avec Céline Lassalle ! Cliquez ici pour en savoir plus

Écrans et technologie : les défis du méditant moderne

Beaucoup de personnes semblent chercher une forme de bien-être et de développement personnel sur les réseaux sociaux, mais ce qui me frappe c’est que ces personnes semblent tourner en rond sans trouver ce qu’elles cherchent vraiment. Pourtant nous croulons sous des tonnes de vidéos, d’articles, de citations Zen, d’applis de méditations ! Alors pourquoi ne pas trouver ses réponses ?!

Nous allons voir qu’il est en fait impossible de trouver des réponses liés à notre quête de l’esprit ou quête existentielle profonde, sur le cloud (internet) ! Et pour trouver ce que l’on cherche il faudra – comme Néo dans Matrix – sortir du Cloud (comme Néo sort de la matrice pour voir la réalité !).

Les Sages ne nous invitent-ils pas à sortir de l’illusion ?!

Alors avant de sortir des illusions, il faut les éclairer pour avoir ensuite le courage de s’en défaire ! Explorons donc certains aspects à voir en face… et les solutions seront ensuite simples et limpides.

Et quels sont les points communs de ces exemples (média, réseaux, applis, vidéos) ?

Ils sont tous coupés d’une certaine réalité et surtout de la vrai relation en direct. Du point de vue du travail intérieur, il est du coup très tentant pour l’ego de s’illusionner sur soi-même. Sans confrontation réelle, une rencontre, il ne peut y avoir de véritable évolution vers la dimension intérieure, humaine et spirituelle.

Et c’est dommage car quand on recherche sur les réseaux, les applis ou les magasines dans le domaine du bien être, développement personnel ou spiritualité, c’est qu’il y a une recherche de cette dimension plus profonde, mais l’esprit en soi ne trouvera pas ce qu’il cherche sur ces terrains-là. Ça c’est certains !

La question n’est pas de rejeter un outil, mais juste de le mettre à sa place.

Le domaine de tout média qu’il soit magasine ou informatique, c’est un domaine du monde extérieur et d’influences. Même si les vidéos que nous visionnons sont super intéressantes, ce n’est pas notre vrai Soi qui parle. C’est du domaine intellectuel (pour le mieux, car selon ce qui nous attire c’est franchement du domaine de l’égo!), mais ce n’est pas le domaine de l’esprit humain et encore moins de notre Âme. Nous ne pouvons accéder à dimensions-là, qu’en se reliant à soi-même, à la réalité de son cœur, de son intériorité.

L’influence de la technologie sur les capacités humaines

Ensuite il y a le problème de la technologie en elle-même, car son utilisation a des effets néfastes sur le cerveau (lobe frontal) qui a pour conséquence d’augmenter l’agressivité, l’impulsivité et altère la capacité de réflexion logique, de concentration, d’attention etc…

Or ces capacités d’apaisement et de concentration qui sont des bases nécessaires pour méditer ! (pour en savoir plus sur les bases de la méditation, je conseille les livrets/CD de méditation créatrices aux éditions Terre de Lumière) C’est donc un non sens de vouloir se relier à un essentiel en soi par un travail intérieur avec l’utilisation d’un média, car la dépendance et l’utilisation de l’écran, le zapping, sans compter l’exposition  aux ondes électromagnétiques… détruisent vos capacités ! Oui elles les détruisent !

Donc vous ferez plus de progrès en lâchant votre téléphone, vos écrans… pour aller en nature (sans téléphone!!), que de faire une méditation sur une appli !!

En plus vous deviendrez un modèle pour votre enfant. On entend en effet beaucoup de parents se plaindre de la dépendance qu’ont leurs enfants à la technologie… mais le problème bien souvent c’est que le parent est tout aussi dépendant !!

Alors qu’est ce qui peut nous aider à discerner et à trouver le chemin intérieur ?

La première clé, est déjà de se mettre face à ses vrais motivations. Suis-je vraiment en quête sincère ou est-ce un loisir ? Si c’est vraiment une démarche sincère, un appel profond qui vous anime, alors il y aura des recherches à faire et des efforts pour traverser sa zone de confort virtuel…

Avec l’omniprésence de la technologie actuellement, il faut vraiment conscientiser qu’il y a un effort à faire afin de sortir de l’illusion de connexion que vous offre le Cloud (internet, applis etc.). Le défi est de se connecter à Soi en s’arrachant à toutes les influences qui nous happent à l’extérieur, pour se créer des voies d’intériorité.

Créer ces voient là par des activités qui nourrissent vos valeurs, créent petit à petit ces chemins qui vous permettent de vous reconnecter à la porte sacré de votre cœur. Cela peut être :

  • aller en nature et se relier à sa vie subtile,
  • la lecture calme d’écrits élevant, spirituels,
  • la participation a des ateliers ou groupes de pratique intérieure,
  • la méditation, ou pratique de yoga seul (sans téléphone bien sur),
  • discuter de sujets profonds, existentiels avec un ou des amis…

Ce sont toutes des activités, simples que l’on faisait avant les années 2000 ! Alors retour en arrière ?! Passéiste ?! Non : futuriste ! Car cultiver son discernement, être conscient des enjeux humains, faire des choix (quitte à sortir du troupeau), se relier à son cœur, aux vraies relations, aux autres, la nature, s’ouvrir et vivre sa vrai spiritualité… c’est vivre les valeurs féminines, qui sont garantes d’un avenir respectueux de l’humain et de la nature.

Et aujourd’hui nous vivons ce carrefour-là où il est urgent de protéger nos capacités humaines. Car nos capacités de concentration, d’attention, de ressentis, de méditation, de réflexion sont le socle de notre humanité et de notre liberté ! C’est sacré ! Et s’intéresser aux valeurs de l’esprit aujourd’hui nous demande de nous impliquer consciemment dans ces actes de protections de l’esprit humain.

En vous souhaitant de trouver votre porte !

Elisa Commarmond Sophrologue & Ostéopathe

A découvrir !

Ebook_couv3D_v2_carreE-book : Libre et humain à l’ère d’internet. Deux amies Héloïse Pierre d’Etika & Amélie Delalain d’Esprit Créateur ont écrit un livre numérique qui donne des solutions concrètes afin de protéger sa vie privé sur internet. Je vous invite à découvrir leur site créatif ! Chacune propose de très bons articles de blogs ainsi que des conférences et ateliers (sur toute la France) afin de défendre les valeurs humaines et éthiques (vocation, protection de la vie privé etc…)

Pour en savoir sur le danger des écrans pour les enfants :

Je discute souvent de tout cela avec mes patients instituteurs et certains vont même jusqu’à sensibiliser ensuite les parents lors des réunions parents/professeurs. Le bouche à oreille peut faire boule de soleil ! Ce sujet ne doit pas être tabou, il faut communiquer, car ce ne sont pas les médias qui en parleront !


Écrans et cerveau

Propos sur l’Âme – François Cheng

Après avoir souligné dans un de mes précédant article, le magnifique passage sur la Joie et la Beauté de François Cheng lors de l’émission La Grande Librairie, voici une autre partie très intéressante sur l’Âme. Il en parle avec beaucoup de respect et de beauté.

Mais ce que j’ai apprécié dans ses propos, c’est la précision de son langage. En effet François Cheng souligne bien la différence entre l’esprit, l’âme et la conscience et ce, de manière non intellectuelle. Chaque mot prononcé à une profondeur et un vécu. Cela se ressent par le rythme qu’il utilise, il va chercher le vrai sens de ce qu’il veut exprimer. Il y a comme un souffle dans ses silences, qui rythme ses mots.

C’est à se demander s’il ne pratique pas la sophrologie hihi, car c’est cette authenticité et ce vécu précis qui est recherché dans la dimension de la quête de la conscience en sophrologie.

Avoir une telle clarté de pensée (à son âge !) et une telle précision dans les termes utilisés concernant l’âme humaine et le sens de la vie, montre toute la beauté et la profondeur de ce que peut être un homme qui à médité toute sa vie !


François Cheng : Tout corps vivant est animé. Ça veut dire que dans un corps vivant il y a un ensemble d’organes qui sont animés. Et dans le même temps, il y a dans ce même corps, une force qui les anime. Les anciens désignaient cela par le couple Anima – Animus, c’est-à-dire plus concrètement c’est Âme et Corps.

Qu’est ce qui donne à l’Âme cette force d’animer ?

Et là, toutes les cultures donnent la même réponse, parce que l’âme est relié au souffle de vie, c’est-à-dire souffle vital. Donc l’âme est une notion universelle. Seulement voilà, à partir d’une certaine époque – récente d’ailleurs – en occident, l’Homme émancipé, fier de son esprit qui a conquis la matière… rejette l’âme. Rejette l’idée même de l’âme ! La considérant comme un résidu de l’obscurantisme religieux.

Il s’agit là d’une amputation, qui est un appauvrissement et qui comporte ses dangers. Parce que cet Homme – qui ne jure que par son esprit, qui ne jongle qu’avec le dualisme corps-esprit – il ne sait pas que ce dualisme corps-esprit, fini souvent par la soumission de l’esprit à la tyrannie du corps, tant qu’il est vrai que les désirs qui habitent le corps sont impérieux et insatiables.

En sorte que, ce dualisme corps-esprit prôné par beaucoup de théoriciens, par beaucoup de penseurs, abouti par une sorte de hédonisme lassant et morbide qui est un système clos. Alors que – je le répète – la constitution de notre être est ternaire et non pas duelle. C’est-à-dire : corps, âme et esprit.

François Busnel : Et ou se situe la conscience dans tout cela ?

La conscience bien sur appartient à l’esprit, mais il y a une part inconsciente qui fait  partie de la conscience, qui appartient à l’âme.

L’esprit est basé sur le langage, sinon personne n’aurait pu développer son esprit. Donc il a un caractère conscient et général qui permet l’organisation rationnelle de la société et qui permet des recherches très poussées dans le domaine scientifique.

Mais l’âme, c’est cette part la plus sensible, la plus intime qui nous donne la capacité de ressentir, d’aimer, de tendre vers une forme de création artistique – qui relève de l’âme – et puis surtout de se relier intuitivement à une forme de transcendance qu’il perçoit comme une patrie native, qui n’est pas le résultat d’un raisonnement.

Ces deux aspects esprit et âme, permettent chez l’homme un mouvement circulaire qui est ouvert, qui est toujours ouvert. L’âme n’a rien de mièvre, ni de flou. En français on dit force d’âme, c’est-à-dire :

l’âme est souvent la source de l’héroïsme !

(…) En chaque être (ça peut être un idiot !), quel que soit son physique, son intelligence, sa culture, sa situation, ses mérites, il y a en lui, en chacun, cette ombre de respect, ce signe de reconnaissance de l’espèce humaine, c’est-à-dire ce signe de Dieu en chaque être.

Paroles de sagesses sur la Joie et la Beauté avec François Cheng

Et si nous prenions le temps de méditer sur la Joie et la Beauté ?

Rien de tel que d’écouter l’éminent François Cheng (91 ans), écrivain, poète, calligraphe, membre de l’académie française, nous parler de la Beauté ! J’ai retranscrit ci-dessous une partie de la conversation entre l’excellent présentateur de la Grande Librairie François Busnel et François Cheng. Cette émission qui s’est déroulée en janvier 2020 est d’une grande profondeur. Je l’ai vécue comme un instant hors du temps, une nourriture pour l’esprit. Un moment de sagesse rare sur les écrans !

« François Cheng à l’éloquence d’un sage, la méthode d’un Socrate moderne »

Étienne de Montety, Le Figaro littéraire

François Busnel : Je me demande comment s’est fait votre processus de conversion, la première conversion. C’est-à-dire comment un jeune exilé chinois, qui traverse une crise existentielle, qui arrive avec ses blessures, qui vient d’un pays en guerre civile. Comment ce jeune homme, meurtri, devient-il l’avocat de la joie, de la vie, de la beauté ?

François Cheng : Vous parlez de la joie d’abord. Je crois que j’ai même publié un livre sur la joie !…

Pour atteindre la vraie joie, il faut passer par la souffrance. Et même par l’expérience des douleurs extrêmes. Sinon ce n’est pas de la vraie joie. C’est une joie factice, dès qu’une épreuve arrive, cette joie est effacée. Donc comme François d’Assise, a compris que la vraie joie, c’est lorsqu’on a traversé et touché le fond, à toucher des abimes et au-delà il y a cette reconnaissance, cette gratitude envers la vie… et là, ça c’est la vraie joie.

Donc par la suite j’ai mené un travail de réflexion sur tous les problèmes fondamentaux de la vie, à commencer par la Beauté.


François Busnel : Avant de parler de la Beauté, vous avez raison la vrai joie c’est lorsque l’on dépasse ses souffrances, mais pour ceux qui nous regardent et qui traversent peut être en ce moment des périodes terribles de souffrance. Comment fait-on pour trouver ce point de bascule de la souffrance à la vraie joie ? Comment est-ce qu’on en sort de la souffrance, dans votre cas ?

François Cheng : C’est indicible. J’ai connu bien sur des souffrances personnelles, mais à cause de mon âge, je porte en moi la souffrance de beaucoup d’autres destins. Y compris les êtres les plus chers qui sont passés par des épreuves au-delà des mots…

Donc, récemment quelqu’un m’a demandé : « maintenant avec votre âge, vous avez atteint la sagesse, vous avez atteint la sérénité ». J’ai dit : « pas du tout ! ». D’abord parce que je ne cherche pas la sagesse ! Chez moi c’est la passion. Et puis je ne cherche pas la sérénité. Au contraire ! Il faut continuer à se laisser travailler… par la souffrance du monde.

Si on est écrivain. Si on est digne de ce nom, il faut porter, dans la mesure du possible, toute la douleur du monde et essayer de les transformer, de les transfigurer en une sorte de lumière qui nous aide à vivre. Ça c’est notre devoir.

Donc vous venez de me parler de toute cette expérience de souffrance. Pour un écrivain comme je suis, je le considère comme une chance. Comme une chance ! C’est comme ça que jusqu’à mon âge, je reste un homme qui jusqu’à un certain degré reste valable. Je continue à porter témoignage et à transformer toutes ces choses en lumière, dans la mesure du possible.


François Busnel : Donc pour transformer toutes ces choses en lumière quand il y a toute la souffrance du monde, la souffrance personnelle, il faut écrivez-vous : chercher la Beauté. Chercher la beauté là où elle se trouve – et vous l’écrivez souvent – nous ne savons plus parfois nous guider, la découvrir, aveuglés que nous sommes par tout ce qui nous entoure. Alors il y a les téléphones portables, les emails, il y a l’urgence, il y a aussi le besoin de travailler. Mais comment faire au quotidien, pour trouver la Beauté là où elle est ?

François Cheng : Pour cela, laissez-moi vous dire un peu qu’est-ce que c’est la Beauté ?

La beauté n’est pas un simple ornement. La Beauté c’est un signe par lequel la création nous signifie que la vie à du sens. Avec la présence de la beauté, tout d’un coup on a compris que l’univers vivant n’est pas une énorme entité neutre et indifférenciée. Qu’il est mu par une intentionnalité. Vous dites qu’il est difficile de trouver la beauté, or la présence de la beauté est partout ! Une simple fleur c’est un miracle. Pourquoi une fleur qui s’épanouit en pétales atteint ce degré de perfection de forme et de couleur et de parfum ? Ça, on ne s’étonne jamais assez !


François Busnel : Si si moi ça m’étonne beaucoup, mais quelle est votre réponse, pourquoi ? Est-ce qu’il faut croire en la réponse des scientifiques ou celle des poètes ?

François Cheng : Non, non, c’est parce que c’est la beauté qui nous donne du sens. Pourquoi ?

Au sein de l’univers vivant, nous autres humains on se dirige d’instinct vers ce qu’il y a de beau. Tout à l’heure j’ai dit que l’univers n’est pas une entité neutre et indifférenciée. On se dirige vers un beau visage, vers un bel arbre, vers une montagne magnifique. Donc en se dirigeant vers quelque chose de beau, on prend une direction. Et dès que l’on prend une direction, nous ne sommes plus des êtres qui tournons aveuglément en rond comme des animaux en cage. Nous nous engageons dans un cheminement, dans un devenir qui pourrait aboutir à une forme de réalisation qui justifie notre existence. C’est pourquoi il faut d’abord parler du sens de la beauté ! L’univers est doué de cette beauté, c’est justement pour nous signifier que la vie à du sens. Je le répète !

Donc miraculeusement, toutes ces étapes que je viens de décrire : direction, cheminement, réalisation. Toutes ces étapes sont résumées en France par un seul mot monosyllabique, le mot : SENS.

La beauté introduit le sens de la valeur. La beauté nous montre que tout n’est pas nivelé, que tout ne se vaut pas. Par exemple depuis l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, l’or et le diamant, c’est-à-dire la matière la plus noble, la plus rayonnante reste l’étalon indétrônable. J’ai lu ces jours-ci que l’or monte encore parce que c’est la valeur sure. Pourquoi les primitifs ont choisi l’or comme étalon ? Parce que c’est beau !  Donc la beauté en plus du sens introduit l’idée de valeur. Bien sûr il s’agit là d’une valeur matérielle. Mais par la suite cette valeur à préludé à d’autres valeurs, c’est-à-dire aux valeurs de la création artistique, la valeur morale, la valeur spirituelle.

François Busnel : Est-ce à dire que vous faites un lien entre la quête de la beauté et la quête de la morale et de la spiritualité ?

François Cheng : Tout à fait !


Cinq méditations sur la Beauté de Francois Cheng

416NEW37JVL._SX210_« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face. (…) Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. » F.Cheng

Pour en savoir plus et découvrir ses ouvrages, voici le lien vers ses livres aux éditions Albin Michel.

 

Écologie & conscience ou retrouver le lien à la Nature

L’année 2019 a été l’année du réveil écologique selon les médias… Heu, il était temps ! Mais qui n’a pas remarqué la mobilisation mondiale de la jeunesse afin de défendre la terre et sa protection ?! Même si des grincheux peinent à vouloir changer leur monde, les jeunes nous montrent que oui, le temps est venu de se bouger à créer du nouveau.

Je constate aussi chez beaucoup de personnes et ce, dans chaque corps de métier, que la conscience écologique prend de plus en plus d’ampleur.  Dans ma patientèle, j’entends parfois des supers témoignages de changements de mode de vie, d’actes porteurs de plus de liens et de respect pour la nature.

De nombreux mouvements se mettent en place et montrent qu’un élan nouveau est en train de se mettre en route ! Même si pour les scientifiques, tout est déjà trop tard pour réaliser des changements individuels extérieurs, je trouve qu’il n’est pas possible de se résigner à un sentiment d’impuissance. Pourquoi ?

Car le sentiment d’impuissance affaibli l’être humain !

Il est démontré scientifiquement que le sentiment d'impuissance face à la maladie, diminue les défenses immunitaires et serait même cancérigène ! Cf les travaux du Dr David Servan Schreiber.

Nous pouvons être touchés par ce qui se passe, mais nous pouvons très vite nous sentir impuissants face à l’ampleur du problème et l’inaction des états ! Et puis, faire mon petit tri sélectif serait-il suffisant ? Nous savons bien que non !!

Face à toutes ces solutions extérieures bouchées, il nous faut trouver de l’espérance et des solutions en nous, dans notre cœur, dans nos valeurs humaines et solidaires. Oui il nous faut nous renforcer mutuellement, afin de renforcer l’éco-système global Homme/Terre ! Il est démontré scientifiquement qu’il existe un réseau de communication entre les arbres (cf. La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben), mais que savons-nous des liens entre les hommes et la nature ? Et si ils étaient interreliés aussi ? (cf. Connectez-vous à la Terre de Clinton Ober et ) Ne dit-on pas que l’Homme est la Nature ?

Les solutions ont beaucoup plus de forces, si elles partent de l’intérieur et si elles sont en lien avec le ressenti de Vie. C’est de l’intérieur que des changements profonds, humains et durables peuvent émerger.

Ce n’est qu’à cette condition que l’homme peut sentir sa puissance !

Pourquoi l’importance du ressenti de la Vie en soi ?

Car l’homme en habitant dans les grandes villes entre autre, s’est de plus en plus coupé de la nature et de cet aspect de la vie. Ce phénomène est de plus en plus accentué avec la technologie qui isole encore plus l’homme de la nature et des autres humains. Serait-ce cette coupure avec la nature qui créé aussi une espèce d’indifférence globale par rapport au sort de la Terre (cf. Petit manuel de résistance contemporaine de Cyril Dion et Comment tout peut s’effondrer explique bien le mécanisme psychologique générant le déni) ? Hé oui, car il faut le dire aussi, certaines personnes voient cela de loin, pensant que tout ne va pas si mal tant que l’eau coule de son robinet ! Oups !

Même si des prises de consciences et des efforts pour diminuer le mode de vie (on devrait plutôt dire : mode destructeur du vivant !) consumériste est nécessaire… nous pensons qu’il est tout aussi primordial d’adopter une transformation plus profonde et existentielle du lien Homme/Nature et du lien de l’Homme par rapport à la connaissance de lui-même.

Si l’Homme et la Nature sont en conflits… ne serait-ce pas judicieux de ré-harmoniser ce lien de l’intérieur, de guérir ce conflit intérieur entre l’Homme et sa propre nature, son être ? Hé oui, car en détruisant la Nature, l’Homme n’est-il pas en train de se détruire lui-même ? Et pourquoi ? (Cf. Natura ou les secrets du livre de la nature de Pierre Lassalle).

Si l’homme changeait sa vision et son rapport au vivant il pourrait découvrir sous un nouveau jour, le lien sacré qui unit son corps, sa conscience et la Nature, de là pourrait découler naturellement un état d’esprit et des comportements nouveaux, libres et porteurs de sens.

Alors, l’Homme, la Terre, la Vie, ne seraient plus à considérer comme une chose extérieure à protéger par nécessité, mais elle serait considérée comme :

un sujet de valeur, vivant, essentiel, à mettre au cœur de sa vie et de la société humaine.

Elisa Commarmond – Sophrologue & Ostéopathe à Fontainebleau & Paris

Activités en lien avec la Nature et la vie

Sorties Sophro Nature en foret de Fontainebleau

Vous voulez découvrir la sophrologie et vous aimez la Nature ? Bienvenue 🙂 ! Amoureuse du vivant, de la Nature et surtout de la foret de Fontainebleau, cela faisait longtemps que je rêvais de proposer des séances de sophrologie en foret.  J’ai donc créé un parcours sophrologique et ludique qui vous permettra de découvrir la sophrologie sous un nouvel angle et de vivre l’harmonie corps-esprit-nature qui est en vous.